Les symboles du tableau électrique structurent toute la compréhension d’une installation. Sur un plan, sur une étiquette ou face à un coffret, ces petits pictogrammes traduisent des choix techniques précis, des fonctions bien définies et des niveaux de sécurité très concrets.
Entre normes NF, harmonisation européenne et pratiques de terrain, la logique derrière chaque signe graphique reste méthodique. En maîtrisant cette « grammaire » visuelle, le tableau électrique cesse d’être une boîte obscure pour devenir un véritable outil de diagnostic et de pilotage de l’installation.
| Symbole | Fonction | Où le trouver | Astuce de lecture |
|---|---|---|---|
| Disjoncteur modulaire | Protège un circuit contre les surintensités | Ligne principale du tableau | Vérifie l’intensité (A) inscrite : elle indique le calibre du circuit |
| Interrupteur différentiel | Détecte les fuites de courant pour éviter l’électrocution | Début de chaque rangée du tableau | Repère la sensibilité (30 mA pour le domestique) |
| Peigne électrique | Distribue l’alimentation entre modules alignés | Derrière les disjoncteurs | Se présente souvent sous forme de dents : une par module |
| Bornier Terre | Centralise tous les fils de mise à la terre | En bas du tableau | Toujours de couleur jaune/vert |
| Schéma unifilaire | Représente le câblage global du tableau | Fixé à l’intérieur de la porte du tableau | Permet de suivre chaque circuit d e8s son origine |
Symboles du tableau électrique : rôle, enjeux et cadre normatif
Les symboles du tableau électrique constituent un langage technique universel. Ils décrivent les organes de protection, de commande et de distribution d’une installation. Sur un schéma, sur une étiquette de tableau électrique ou directement à l’intérieur du coffret, ces pictogrammes assurent une lecture rapide et structurée du réseau.
Une interprétation correcte des symboles permet de :
- repérer les circuits (éclairage, prises, gros électroménager, chauffage, VMC, etc.) ;
- identifier les dispositifs de protection (disjoncteurs, interrupteurs différentiels, parafoudre, sectionneurs) ;
- comprendre la logique de sélectivité et de répartition des charges ;
- faciliter la maintenance, le dépannage et les extensions d’installation.
En France, les symboles liés aux tableaux électriques s’inscrivent à l’intérieur d’un ensemble normatif structuré :
- NF C 15-100 : norme de référence pour les installations électriques basse tension dans le résidentiel et le tertiaire ;
- NF EN 60617 (équivalent européen des symboles CEI) : base des symboles graphiques pour schémas électriques ;
- NF ISO 1219 et séries NF C 03-201 à NF C 03-211 : ensemble de symboles graphiques pour l’électrotechnique et l’automatisme ;
- référentiels CENELEC et normes européennes pour l’harmonisation des pratiques.

Normes et harmonisation : comment sont définis les symboles électriques ?
Les symboles du tableau électrique ne sont pas choisis au hasard. Ils découlent d’un travail de standardisation conduit à plusieurs niveaux : français, européen et international. L’objectif reste d’obtenir un langage graphique cohérent, compréhensible par tout professionnel formé à ces référentiels.
Cadre normatif français applicable aux symboles
En France, plusieurs textes structurent l’utilisation des symboles sur les schémas de tableaux, les plans de câblage et la documentation technique :
- NF C 15-100 : norme d’installation, qui renvoie à des symboles pour illustrer les dispositifs de protection, les circuits spécialisés, les appareillages de commande et de sécurité ;
- NF EN 60617 : adaptation européenne des symboles de la CEI (IEC 60617), base pour les représentations graphiques sur schémas de puissance et de commande ;
- Normes NF C 03-201 à NF C 03-211 : séries dédiées aux symboles graphiques pour schémas électriques et électroniques ;
- Documentation AFNOR : fiches techniques et recueils de symboles permettant une application cohérente de ces référentiels.
« Les symboles sont définis par les normes de la série NF C 03 et par la collection NF EN 60617, en cohérence avec les documents CEI. »
Les fabricants de matériel, les bureaux d’étude et les installateurs s’appuient sur ces référentiels pour standardiser la représentation des composants d’un tableau.
Harmonisation européenne et références CEI
Au niveau européen, l’harmonisation repose principalement sur :
- CENELEC HD 308 S2 : harmonise notamment les codes couleur des conducteurs (neutre, terre, phases) ;
- EN 60617 : reprend les symboles graphiques pour schémas électriques issus des travaux de la CEI (Commission Électrotechnique Internationale).
Le principe reste simple : plus les pays alignent leurs symboles, plus un schéma électrique devient lisible par un technicien étranger. La France adopte donc largement les référentiels CEI, avec des adaptations nationales intégrées dans les normes NF.

Symboles de base utilisés dans un tableau électrique
Certains symboles se rencontrent dans quasiment tous les tableaux domestiques et tertiaires. Ils figurent les fonctions essentielles : distribution, protection, commande, isolement et sécurité des personnes.
Symboles de conducteurs et bornes de raccordement
Les conducteurs et leurs connexions conditionnent la distribution d’énergie. Les symboles les plus usuels concernent :
- Conducteur de phase : repère « L » ou « L1, L2, L3 » pour le triphasé ;
- Neutre : repère « N » ;
- Terre : symbole de mise à la terre, constitué de trois traits horizontaux décroissants.
Le code couleur des conducteurs renforce la lisibilité :
- neutre : bleu ;
- terre : vert/jaune ;
- phases : marron, rouge, noir (et autres couleurs autorisées selon l’HD 308 S2).
Ce code s’applique en France et dans l’Union européenne depuis les années 1970, en lien avec la NF C 15-100 et le document CENELEC HD 308 S2. Au Royaume‑Uni, les anciennes installations présentent encore des couleurs différentes (phase rouge, neutre noir), d’où l’intérêt de vérifier visuellement et de mesurer avant intervention.

Symboles d’interrupteurs et de commandes manuelles
Les interrupteurs, inverseurs et commandes diverses possèdent des symboles spécifiques permettant de distinguer leur rôle. Par exemple :
- Interrupteur unipolaire : symbole d’un contact simple, ouvert ou fermé, agissant sur une seule phase ;
- Interrupteur bipolaire : deux contacts simultanés agissant sur phase et neutre ;
- Inverseur : bascule entre deux circuits (position I/II) ;
- Commande manuelle type sectionneur rotatif : représentation d’un contact accompagné d’une poignée ou d’un symbole de manœuvre.
Dans un tableau résidentiel, ces symboles se retrouvent surtout sur les schémas généraux ou sur les documentations, car la façade des appareillages utilise surtout du texte (ON/OFF, I/O) ou des pictogrammes simplifiés.
Symboles de charges et récepteurs
Les charges correspondent aux équipements alimentés par le tableau. Elles sont plus visibles sur les schémas de tableau électrique que dans le coffret lui‑même. On trouve notamment :
- Lampe / point lumineux : bulbe stylisé, applique, plafonnier ;
- Prise de courant : cercle ou rectangle avec contact de terre symbolisé ;
- Radiateur électrique : résistance stylisée ou pictogramme de chauffage ;
- Motorisation (porte de garage, volet roulant) : symbole de moteur asynchrone ou synchrone selon la norme de schéma ;
- Appareils spécifiques : chauffe‑eau, plaque de cuisson, VMC, etc., avec pictogrammes différenciés.
Ces symboles permettent d’identifier, sur un schéma, la destination de chaque circuit. Ils accompagnent souvent le repérage alphanumérique (ex. C10 pour circuit prises cuisine, L1 pour circuit éclairage séjour).
Symboles des disjoncteurs et protections magnéto-thermiques
Dans un tableau électrique, les disjoncteurs occupent une place centrale. Leurs symboles décrivent la nature de la protection et parfois ses caractéristiques (courbe, calibre, nombre de pôles).
Symboles de base des disjoncteurs modulaires
Sur les schémas issus de la norme NF EN 60617, un disjoncteur se représente généralement par un symbole de contact automatique avec indication de dispositif de déclenchement. Selon la complexité du schéma, on distingue :
- Disjoncteur unipolaire : un seul pôle protégé (phase), destiné par exemple à certains circuits particuliers ;
- Disjoncteur unipolaire + neutre : un pôle protégé et un pôle neutre coupé, très courant en résidence ;
- Disjoncteur bipolaire : deux pôles protégés simultanément ;
- Disjoncteur tétrapolaire : trois phases + neutre, pour le triphasé.
Le symbole inclut parfois un arc représentant la fonction de déclenchement automatique, et des légendes précisent les caractéristiques : intensité nominale (In), pouvoir de coupure, courbe de déclenchement (B, C, D).
Disjoncteur de branchement (abonné) et apparents spécifiques
Le disjoncteur de branchement (disjoncteur d’abonné) possède un statut particulier, car il relève du distributeur d’énergie et protège l’ensemble de l’installation. Sur les schémas, il se distingue du disjoncteur modulaire classique par un symbole dédié, parfois accompagné d’un repère spécifique (DB ou DJG).
Électricité de la maison7 idées pour cacher un tableau électrique sans gêner l’accès ni la sécuritéDans les installations plus complexes, on rencontre aussi :
- Disjoncteurs moteurs (GV2, etc.) : symboles combinant la protection thermique et magnétique adaptée aux moteurs ;
- Disjoncteurs avec contacts auxiliaires : représentation des contacts NO/NC annexes utilisés pour la signalisation ou la commande à distance.
Symboles d’interrupteurs différentiels et dispositifs de protection des personnes
Les interrupteurs différentiels protègent les personnes contre les contacts indirects et les défauts d’isolement. Leur symbole met l’accent sur la mesure de courant différentiel résiduel et la coupure automatique.
Symbole de l’interrupteur différentiel
Sur les schémas normalisés, l’interrupteur différentiel se représente généralement par un symbole de contact multipolaire complété par un bloc indiquant la fonction de détection différentielle. Plusieurs informations s’y associent :
- Sensibilité : 30 mA dans le résidentiel, valeurs supérieures pour certains usages particuliers ;
- Type : AC, A, F, B, avec un pictogramme adapté (sinusoïde, sinusoïde + composante continue, etc.) ;
- Calibre : intensité nominale (40 A, 63 A, etc.).
Le symbole graphique peut être enrichi de lettres (ID) ou d’un repère de rangée dans le tableau, de manière à identifier son champ de protection sur le plan d’implantation.
Différentiel intégré au disjoncteur (RCBO, DDR+DJ)
Certains dispositifs combinent disjoncteur et différentiel dans un seul module (dispositif différentiel à courant résiduel avec protection contre les surintensités). Le symbole associe alors les deux fonctions :
- symbole de disjoncteur magnéto‑thermique ;
- symbole de détection différentielle.
Dans les schémas, la différence avec un interrupteur différentiel simple réside dans la représentation de la protection contre les surcharges et courts‑circuits. Le repérage peut utiliser la terminologie RCBO ou un code équivalent selon le fabricant.
« Tout circuit terminal d’un logement doit être protégé par un dispositif différentiel à haute sensibilité (30 mA), réparti de manière à assurer la continuité d’alimentation et la sélectivité des protections. » (Principe issu de la NF C 15‑100)
Symboles de protection contre les surtensions et anomalies de réseau
Le tableau électrique intègre souvent des protections supplémentaires : parafoudre, dispositifs contre les surtensions et matériels de contrôle de tension. Leurs symboles aident à comprendre la chaîne de protection vis‑à‑vis du réseau.
Symbole de parafoudre (SPD)
Le parafoudre se représente, dans la plupart des schémas, par un symbole de dispositif de protection contre les surtensions transitoires. On retrouve souvent :
- un pictogramme de foudre stylisée associé à un composant,
- un repère de type (T1, T2, T1+T2) ;
- le nombre de pôles protégés.
Son emplacement dans le schéma, en tête d’installation ou au plus près des charges sensibles, traduit la stratégie de protection contre la foudre et les surtensions de manœuvre.
Dispositifs de contrôle de tension et relais de surveillance
Les installations avancées emploient aussi :
- relais de contrôle de tension : symbole de relais associé à une mesure de tension, avec contacts de sortie ;
- relais manque de phase : indicateur d’anomalies sur un réseau triphasé ;
- modules de surveillance réseau intégrés à la GTB ou à la domotique.
Leurs symboles se situent souvent à la frontière entre puissance et commande, reliant les capteurs de réseau aux organes de coupure ou à l’automate.
Symboles de sectionnement, isolement et consignation
Un tableau électrique doit offrir des organes de sectionnement clairs pour sécuriser les interventions. Les symboles associés indiquent les points où l’on peut isoler tout ou partie de l’installation.
Sectionneur et interrupteur-sectionneur
Le sectionneur assure l’isolement en charge nulle, tandis que l’interrupteur‑sectionneur garantit la coupure en charge. Sur les schémas :
- le sectionneur se représente par un symbole d’interrupteur manuel avec indice d’isolement ;
- l’interrupteur‑sectionneur ajoute la caractéristique de coupure de courant nominal.
Dans les tableaux principaux, ces organes figurent en tête de coffret ou en amont de zones distinctes (atelier, dépendances, étage, local technique). Leur symbole devient un repère clé pour les opérations de consignation.
Verrouillage, condamnation et dispositifs de sécurité
La consignation électrique implique des dispositifs de verrouillage. Sur certains schémas, on retrouve :
- symboles de cadenas ou de verrouillage mécanique associés au sectionneur ;
- représentation des contacts de position (sectionneur ouvert/fermé) pour la signalisation en local ou en supervision.
Ces symboles ne figurent pas toujours dans les tableaux résidentiels, mais deviennent fréquents dans les environnements industriels, tertiaires complexes ou installés sous régimes de consignation formalisés.
Symboles de mise à la terre et liaisons équipotentielles
La mise à la terre constitue une composante structurelle de l’installation. Les symboles associés permettent de suivre les liaisons depuis le tableau jusqu’aux masses métalliques et points d’utilisation.
Symbole de terre et variantes
Le symbole le plus répandu reste celui de la terre de protection : trois traits horizontaux de longueur décroissante. On retrouve aussi :
- symbole de terre fonctionnelle (pour certains circuits sensibles ou filtrages) ;
- représentations spécifiques de prises de terre (piquet, boucle en fond de fouille) selon les schémas de principe.
Dans le tableau, ce symbole apparaît souvent sur les borniers de terre, les peignes d’équipotentialité et les repères de circuits qui nécessitent un raccordement à la terre.
Liaisons équipotentielles et bornes de terre
Les liaisons équipotentielles (principale et supplémentaires) relient les parties métalliques entre elles, ainsi qu’à la borne principale de terre. Les schémas montrent :
- un symbole de liaison (ligne, parfois hachurée) entre les masses métalliques ;
- le symbole de terre sur la barrette ou le bornier principal.
Dans les locaux d’eau (salle de bains, cuisine), ces liaisons jouent un rôle central, en conformité avec la NF C 15‑100. La représentation graphique sert à attester du principe de continuité de la protection par la terre.
Symboles de circuits d’éclairage, prises et usages spécifiques
Un tableau électrique se lit aussi circuit par circuit. Les symboles associés aux usages rendent la structure de l’installation plus transparente pour l’utilisateur et le professionnel.
Circuits d’éclairage
Les circuits d’éclairage se matérialisent par :
- symboles de points lumineux : plafonnier, applique, spot encastré ;
- symboles de commandes : interrupteur simple, va‑et‑vient, télérupteur (symbole de relais commandé) ;
- symboles de variateurs ou gradateurs, indiquant une commande de niveau d’éclairement.
Sur un schéma de tableau électrique, chaque disjoncteur associé à l’éclairage porte un repère, par exemple : « ECL‑CH » pour éclairage des chambres. Un symbole de lampe peut figurer en légende pour clarifier l’usage du circuit.
Circuits de prises de courant
Les prises de courant possèdent leurs propres symboles, selon qu’il s’agit de :
- prises 16 A standard ;
- prises spécialisées (lave‑linge, sèche‑linge, congélateur, etc.) ;
- prises renforcées ou industrielles (P17, triphasé, etc.).
La NF C 15‑100 impose un nombre minimal de prises par pièce, ce qui se reflète dans la densité des symboles sur les plans électriques d’un logement. Dans le tableau, chaque disjoncteur de prises se repère par son symbolisme et par sa zone de desserte (salon, cuisine, extérieurs, garage, etc.).
Circuits spécialisés et gros électroménager
Certains appareils disposent de circuits dédiés, avec un symbole spécifique sur les schémas et une indication explicite dans le tableau :
- plaque de cuisson : symbole de plaque ou de résistance ;
- four : pictogramme de four ou de résistance en enceinte ;
- lave‑linge, lave‑vaisselle : symboles d’appareils ménagers ;
- chauffe‑eau : ballon stylisé ;
- chauffage électrique : résistances ou radiateurs.
Ces symboles améliorent la lisibilité des schémas électriques et évitent les approximations lors d’ajouts futurs (ex. ajout d’un sèche‑linge sur un circuit dédié ou non).
Tableau comparatif des principaux symboles du tableau électrique
Le tableau suivant synthétise les grandes catégories de symboles rencontrées dans les tableaux domestiques et tertiaires.
| Catégorie | Fonction dans le tableau | Exemples de symboles usuels | Référence normative |
|---|---|---|---|
| Conducteurs et terre | Distribution, repérage des phases, neutre et terre | L, N, symbole de terre, code couleur bleu / vert‑jaune / marron / rouge / noir | NF C 15‑100, CENELEC HD 308 S2, EN 60617 |
| Disjoncteurs | Protection contre les surcharges et courts‑circuits | Disjoncteur unipolaire, unipolaire+N, bipolaire, tétrapolaire (symboles de contact + déclenchement) | NF EN 60617, séries NF C 03‑2xx |
| Interrupteurs différentiels | Protection des personnes contre les défauts d’isolement | Symboles d’ID type AC, A, F, B avec indication 30 mA, 40/63 A | NF C 15‑100, EN 60617 |
| Sectionneurs et isolement | Coupure manuelle, consignation, isolement de parties d’installation | Sectionneur, interrupteur‑sectionneur, cadenas associé | NF EN 60947‑3, EN 60617 |
| Parafoudre et protections réseau | Protection contre les surtensions et anomalies de réseau | Parafoudre type 1 / 2, relais de contrôle de tension | Normes parafoudre, EN 61643, EN 60617 |
| Circuits d’usage | Éclairage, prises, gros électroménager, chauffage | Lampe, prise, four, chauffe‑eau, radiateur, moteur | NF C 15‑100, NF ISO 1219 (symboles généraux) |
Symboles et schémas de tableau électrique : articulation pratique
Les symboles prennent tout leur sens lorsqu’ils s’inscrivent dans un schéma structuré. Un schéma de tableau électrique rigoureux montre à la fois la hiérarchie des protections et la destination des circuits.
Schéma unifilaire
Le schéma unifilaire condense les informations de l’installation sous forme de lignes simplifiées. Chaque circuit apparaît sous la forme d’un trait unique, agrémenté de symboles clés :
- disjoncteur associé ;
- type de protection différentielle en amont ;
- nombre et type de points d’utilisation (lampes, prises, appareils).
Les symboles restent volontairement simples, mais standardisés, afin d’offrir une vision d’ensemble claire du tableau.
Schéma multifilaire ou de principe
Le schéma multifilaire détaille chaque conducteur (phase(s), neutre, terre), chaque borne et chaque organe de commande. Les symboles y sont plus nombreux et traduisent la logique de câblage précise :
- représentation des bornes de raccordement ;
- symboles des contacts auxiliaires de disjoncteur, relais, télérupteurs ;
- position des borniers de terre et de neutre.
Ce type de schéma reste courant dans l’industrie, les bâtiments tertiaires complexes et les installations domotiques évoluées. La cohérence des symboles s’avère alors déterminante pour l’exploitation et la maintenance.
Symboles figurant sur la façade du tableau et sur les étiquettes
Au‑delà des schémas techniques, les symboles s’affichent aussi sur la façade du tableau et sur les bandes d’étiquetage. Leur objectif : rendre l’installation lisible pour l’utilisateur final.
Pictogrammes sur appareillages modulaires
Les fabricants ajoutent souvent des pictogrammes normalisés ou quasi‑normalisés sur la face avant de leurs appareils :
- pictogramme de prise pour les circuits de socles ;
- pictogramme de lampe pour l’éclairage ;
- pictogramme de chauffe‑eau, de plaque, de lave‑linge ;
- symbole de différentiel avec sensibilité indiquée ;
- symbole de parafoudre avec foudre stylisée.
Ces pictogrammes complètent ou simplifient parfois le symbole normalisé, tout en restant compréhensibles par l’utilisateur non spécialiste.
Étiquettes de repérage et légendes
Les étiquettes de tableau électrique combinent texte et symboles. Une bande de repérage efficace mentionne par exemple :
- un pictogramme prise + texte « Prises cuisine » ;
- un pictogramme lampe + texte « Éclairage séjour » ;
- un pictogramme ballon + texte « Chauffe‑eau » ;
- un symbole différentiel + repère « ID n°1 ».
Cette approche hybride facilite la compréhension pour tous, tout en conservant une logique technique utile aux professionnels lors des interventions.
Limites des informations disponibles et bonnes pratiques
Les documents de référence exposent clairement les normes d’installation (notamment NF C 15‑100) et les règles de codage couleur des conducteurs. En revanche, l’accès aux listes exhaustives et illustrées de symboles reste souvent conditionné aux publications payantes (AFNOR, CEI, catalogues professionnels).
Limites actuelles des données publiques
Les informations accessibles librement présentent plusieurs limites :
- absence de liste officielle complète des symboles à jour pour 2026 en accès gratuit ;
- peu de détails sur les variantes nationales des symboles en Europe (Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Pays‑Bas, etc.) ;
- concentration des ressources sur la France et le Royaume‑Uni, en laissant de côté d’autres pratiques locales.
Chaque pays applique néanmoins le socle des référentiels CEI, ce qui assure une base commune. Les divergences concernent surtout la présentation, la terminologie locale et certaines habitudes graphiques.
Bonnes pratiques pour rester aligné avec les normes
Pour concevoir ou analyser un tableau électrique avec une représentation fiable des symboles :
- se référer aux normes NF C 15‑100 pour les principes d’installation et de protection ;
- utiliser les recueils de symboles NF EN 60617 et NF C 03‑2xx dès qu’une documentation professionnelle est disponible ;
- vérifier la cohérence entre symboles de schéma et désignation des appareils réels (références fabricants, calibres, types de différentiels) ;
- maintenir à jour le schéma et la légende à chaque modification du tableau.





