Tableau électrique : à quoi sert chaque élément derrière la porte
Un tableau se lit de gauche à droite et de haut en bas : ce qui protège les personnes, puis ce qui protège les câbles, puis les circuits. Une fois l’ordre compris, la panne se trouve en une minute.

Tout part du disjoncteur de branchement, en amont, souvent dans un coffret séparé : il coupe tout, limite la puissance à celle de l'abonnement, et porte une protection différentielle de 500 mA. Ensuite, sur chaque rangée, un interrupteur différentiel de 30 mA surveille la fuite de courant vers la terre et protège les personnes. À sa droite, les disjoncteurs divisionnaires, un par circuit, protègent chaque câble contre la surcharge et le court-circuit : 10 A pour l'éclairage, 16 ou 20 A pour les prises, 32 A pour la plaque de cuisson.
Sous la rangée, un peigne cuivre distribue la phase et le neutre du différentiel aux disjoncteurs. En bas ou sur le côté, le bornier de terre reçoit tous les conducteurs vert-jaune et part vers le piquet de terre. Restent les options : un parafoudre, un contacteur jour-nuit pour le chauffe-eau, un télérupteur pour les va-et-vient à plusieurs points, un module de délestage.
Chaque élément a son calibre, sa place et sa norme. Le pilier sur les disjoncteurs et différentiels détaille les protections ; ici, c'est le tableau entier, de la composition au prix.
Composition d’un tableau électrique : disjoncteur de branchement, différentiels, disjoncteurs, rangées
Une rangée = un interrupteur différentiel + ses disjoncteurs, 13 ou 18 modules de large. Un logement en compte deux à quatre.
Bipolaire, réglé de 15 à 60 A selon l’abonnement, différentiel 500 mA sélectif. Il appartient au gestionnaire du réseau.
30 mA, 40 ou 63 A, type AC, A ou F. Un par rangée, 8 circuits maximum en aval.
2, 10, 16, 20, 25, 32 A. Un par circuit, calibre lié à la section du câble.
Barre cuivre isolée, phase et neutre, qui relie le différentiel à ses disjoncteurs. Un peigne par rangée.
Toutes les terres des circuits, plus la liaison à la barrette de coupure et au piquet.
Type 2, en tête de tableau, sous son propre disjoncteur de 20 A.
Contacteur jour-nuit, télérupteur, minuterie, horloge, délestage.
20 % de modules libres exigés à la livraison d’une installation neuve.
La règle d'organisation la plus utile : une rangée par usage, pas par pièce. La première rangée reçoit les circuits qui ne doivent jamais tomber ensemble — congélateur, box, chaudière, VMC — sous un différentiel de type F ou A. La deuxième prend la cuisine et le lavage : plaque, four, lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge, sous un type A. Les suivantes se partagent éclairage et prises des pièces, en alternant : les lumières du séjour sur une rangée, ses prises sur une autre, de sorte qu'une fuite ne plonge jamais une pièce entière dans le noir.
Un tableau se compte en modules : 17,5 mm de large chacun. Un disjoncteur divisionnaire fait un module ; un interrupteur différentiel, deux ; un disjoncteur de branchement, quatre ; un contacteur, deux ; un parafoudre avec son disjoncteur, quatre à six. Un tableau de 3 rangées de 13 modules offre 39 modules, dont 6 pour les différentiels, 8 en réserve, et 25 disponibles pour les circuits : c'est la taille d'un logement de 70 à 100 m². Au-delà, comptez 4 rangées de 18 modules. Le nombre de différentiels et leur type se calculent avec l'outil du nombre de différentiels.
Interrupteur différentiel 30 mA : combien, et de quel type (AC, A, F)
La norme NF C 15-100 fixe le nombre minimal selon la surface, et impose au moins un type A. Le type F, plus récent, remplace l’AC dans les tableaux neufs bien conçus.
Le seuil de 30 mA est celui où un courant qui traverse un corps humain devient dangereux sans être immédiatement mortel : le différentiel coupe en moins de 40 ms quand la différence entre ce qui part par la phase et ce qui revient par le neutre dépasse ce seuil. Le disjoncteur de branchement, à 500 mA, ne protège pas les personnes : il protège l'installation contre un défaut d'isolement franc, avec un retard qui laisse le temps aux 30 mA de couper d'abord.
Le type dit ce que le différentiel sait détecter. AC : les courants alternatifs sinusoïdaux, le cas général. A : en plus, les courants à composante continue produits par les variateurs, plaques à induction, lave-linge, bornes de recharge — obligatoire pour le circuit de la plaque et celui du lave-linge. F (ou HPI, Hi, SI selon les fabricants) : un type A immunisé contre les déclenchements intempestifs, à mettre sur le congélateur, l'informatique, l'alarme, la chaudière. B : les courants continus lisses, exigé pour certaines bornes de recharge triphasées et les onduleurs solaires sans séparation.
Le calibre suit l'amont : 40 A si la somme des disjoncteurs de la rangée reste raisonnable, 63 A dès que la rangée alimente un chauffage électrique de plus de 8 kW ou un chauffe-eau à accumulation. Le pilier sur le disjoncteur différentiel traite le cas d'un différentiel qui saute.
| Surface du logement | Nombre minimal | Détail |
|---|---|---|
| Jusqu’à 35 m² | 2 | 1 × 25 A type A + 1 × 40 A type AC (ou F) |
| 35 à 100 m² | 3 | 1 × 40 A type A + 2 × 40 A type AC (ou F) |
| Plus de 100 m² | 4 | 1 × 40 A type A + 3 × 40 A type AC (ou F) |
| Chauffage électrique > 8 kW | — | Le différentiel concerné passe en 63 A |
| Borne de recharge VE | +1 | Type A avec DDR 6 mA intégré à la borne, ou type B |
8 circuits par différentiel
Pas plus de huit disjoncteurs en aval d'un même interrupteur différentiel. Au-delà, un défaut coupe trop de choses à la fois, et le différentiel travaille au-dessus de son calibre.
Quel disjoncteur pour quel circuit : calibres, sections de câble et nombre de points
Le calibre du disjoncteur protège le câble, pas l’appareil. Il se choisit donc avec la section, et jamais sans elle.
| Circuit | Disjoncteur | Section | Nombre de points | Remarque |
|---|---|---|---|---|
| Éclairage | 10 A (16 A admis) | 1,5 mm² | 8 points par circuit | Un point = un luminaire ou une prise commandée |
| Prises 16 A | 16 A | 1,5 mm² | 8 prises | Une double compte pour une |
| Prises 16 A | 20 A | 2,5 mm² | 12 prises | Le cas général dans le neuf |
| Prises de cuisine plan de travail | 20 A | 2,5 mm² | 6 prises dont 4 au-dessus du plan | Circuit dédié à la cuisine |
| Plaque de cuisson | 32 A | 6 mm² | 1 | Sortie de câble 32 A, type A obligatoire |
| Four | 20 A | 2,5 mm² | 1 | Circuit dédié |
| Lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge | 20 A | 2,5 mm² | 1 chacun | Un circuit par appareil, type A pour le lave-linge |
| Congélateur | 20 A | 2,5 mm² | 1 | Circuit dédié conseillé, type F |
| Chauffe-eau | 20 A | 2,5 mm² | 1 | Contacteur jour-nuit 2 A en commande |
| VMC | 2 A | 1,5 mm² | 1 | Circuit dédié |
| Volets roulants | 16 A | 1,5 mm² | Jusqu’à 8 | Circuit dédié |
| Radiateurs jusqu’à 2 250 W | 10 A | 1,5 mm² | — | Par pièce ou par groupe |
| Radiateurs jusqu’à 4 500 W | 20 A | 2,5 mm² | — | |
| Radiateurs jusqu’à 5 750 W | 25 A | 4 mm² | — | |
| Radiateurs jusqu’à 7 250 W | 32 A | 6 mm² | — | |
| Borne de recharge 3,7 kW | 20 A | 2,5 mm² | 1 | Circuit dédié, type A ou B |
| Borne de recharge 7,4 kW | 40 A | 10 mm² | 1 | Circuit dédié, câble jusqu’à 25 m |
| Chaudière, PAC intérieure | 16 A | 2,5 mm² | 1 | Circuit dédié |
| Unité extérieure de PAC ou clim | 16 à 25 A courbe D | 2,5 à 6 mm² | 1 | Selon la puissance et la longueur |
La logique est simple : un câble de 1,5 mm² supporte 16 A en continu dans une gaine, un 2,5 mm² supporte 20 A, un 6 mm² supporte 32 A. Le disjoncteur doit couper avant que le câble ne chauffe, donc son calibre ne dépasse jamais ce que la section admet. À l'inverse, un disjoncteur trop petit saute pour rien : un four de 3 500 W tire 15 A, un 16 A est à la limite, un 20 A en 2,5 mm² est la bonne réponse.
La longueur compte aussi. Au-delà de 25 à 30 mètres entre le tableau et l'appareil, la chute de tension impose une section supérieure : un radiateur de 2 000 W à 40 mètres passe de 1,5 à 2,5 mm². L'outil « quel disjoncteur » donne le calibre et la section pour une puissance et une distance, et le calculateur de section gère les grandes longueurs et le triphasé.
Tableau électrique Legrand, Schneider ou Hager : gammes, différences et prix
Les trois marques font le même métier au même prix, à 10 % près. La différence tient au système : peignes, borniers automatiques, accessoires. On ne mélange pas les rangées.
| Élément | Legrand | Schneider | Hager | Prix indicatif |
|---|---|---|---|---|
| Gamme résidentielle | Drivia | Resi9 | Gamma / Volta | — |
| Coffret nu 1 rangée 13 modules | Drivia 13 | Resi9 13 | Gamma 13 | 25 à 40 € |
| Coffret nu 3 rangées 13 modules | Drivia 39 | Resi9 39 | Gamma 39 | 55 à 90 € |
| Tableau pré-équipé 3 rangées | Drivia 39 pré-câblé | Resi9 39 pré-équipé | Volta 39 pré-équipé | 280 à 450 € |
| Interrupteur différentiel 40 A 30 mA AC | DX³ | Resi9 XP | SanVis | 45 à 70 € |
| Interrupteur différentiel 40 A 30 mA A | DX³ type A | Resi9 XP type A | SanVis type A | 60 à 100 € |
| Interrupteur différentiel 40 A 30 mA F / HPI | DX³ HPI | Resi9 SI | SanVis HI | 90 à 140 € |
| Disjoncteur 16 ou 20 A | DNX³ | Resi9 XP | MFN | 8 à 15 € |
| Disjoncteur 32 A | DNX³ 32 | Resi9 XP 32 | MFN 32 | 12 à 20 € |
| Peigne 13 modules | Peigne HX³ | Peigne Resi9 | Peigne KB | 8 à 15 € |
| Parafoudre type 2 + disjoncteur | DX³ parafoudre | Resi9 PF | SPN | 80 à 160 € |
| Contacteur jour-nuit 25 A | CX³ | Resi9 CT | ESC 225 | 25 à 45 € |
Legrand domine chez les électriciens français par l'habitude et par son système de bornes automatiques : les disjoncteurs DNX³ se clipsent sur un peigne et acceptent un câble sans vis. Schneider vend le même principe sous le nom Resi9, avec des différentiels XP dont le neutre est à gauche — ce qui interdit de mélanger les deux marques sur une même rangée, le peigne ne tomberait pas en face. Hager, très présent en rénovation, propose des tableaux Volta livrés avec goulottes et borniers, et le montage le plus rapide des trois.
Ce qui ne change pas d'une marque à l'autre : le rail DIN de 35 mm, la largeur de 17,5 mm par module, les calibres, les courbes. Un disjoncteur Hager fonctionne dans un coffret Legrand. Ce qui change : le peigne, le bornier de terre à connexion automatique, les obturateurs, les porte-étiquettes, et la position des bornes sur les différentiels. La règle pratique : une marque par tableau, ou au minimum une marque par rangée.
Budget complet pour un logement de 80 m², tableau 3 rangées, 3 différentiels, 18 disjoncteurs, peignes, parafoudre, contacteur : 550 à 800 € de matériel en pré-équipé, 350 à 500 € en nu. La pose par un électricien, câblage des circuits existants compris, s'établit entre 800 et 1 500 €.
Peigne, bornier de terre, parafoudre, étiquetage : ce que vérifie le contrôleur
Ce sont les quatre points sur lesquels un tableau bien câblé se distingue d’un tableau qui fonctionne. Le Consuel les regarde en premier.
- Le peigne alimente tous les disjoncteurs d’une rangée depuis le différentiel. On le coupe à la longueur, on obture les dents inutilisées avec les capuchons fournis. Jamais de pont en fil souple à la place.
- Le bornier de terre reçoit chaque conducteur vert-jaune sur sa propre borne. La barrette de coupure, entre bornier et piquet, permet de mesurer la terre : moins de 100 Ω exigés, moins de 50 Ω conseillés.
- Le parafoudre est obligatoire quand le bâtiment est alimenté par une ligne aérienne dans une zone à densité de foudroiement élevée (AQ2, plus de 25 jours d’orage par an), et quand il porte un paratonnerre. La révision 2024 de la norme l’étend à tout logement neuf.
- Chaque disjoncteur porte une étiquette lisible : la pièce et l’usage. « Prises cuisine », « Four », « Éclairage chambre 2 ». C’est une exigence de la norme, pas un confort.
- Un différentiel se teste au bouton T une fois par mois. S’il ne coupe pas, il est à remplacer, sans discussion.
Le parafoudre de type 2 se pose en tête de tableau, entre le disjoncteur de branchement et les différentiels, sous un disjoncteur de 20 A dédié qui le déconnecte en fin de vie. Il coûte 80 à 160 €, protège l'électronique de toute la maison — box, PAC, plaque, chaudière — d'une surtension d'orage transmise par le réseau, et sa cartouche se remplace quand le voyant passe au rouge. Dans une maison alimentée en souterrain hors zone AQ2, il reste facultatif ; il vaut son prix dès qu'une pompe à chaleur ou une borne de recharge est au tableau.
L'étiquetage se fait sur les porte-étiquettes des fabricants, à l'imprimante ou au feutre indélébile, jamais au crayon. Un schéma unifilaire, même simplifié, collé dans la porte du tableau, fait gagner une heure à quiconque interviendra après vous. Pour la sécurité, le tableau se ferme par ses obturateurs : aucun module vide ne laisse voir le peigne sous tension.
Coupez le disjoncteur de branchement, verrouillez-le en position ouverte et testez l’absence de tension sur le peigne au voltmètre avant de toucher un module. Les bornes amont du disjoncteur de branchement restent sous tension même coupé : elles sont plombées, ne les ouvrez pas.
GTL, hauteur, emplacement : où poser le tableau, et comment le cacher
ETELLa gaine technique du logement regroupe le tableau, le compteur et les arrivées de communication. Ses dimensions sont fixées, sa place se choisit.
La norme définit un espace technique électrique du logement, l'ETEL, de 600 mm de large et 250 mm de profondeur, du sol au plafond, dans lequel prend place la gaine technique, la GTL. Le tableau y est posé avec ses organes de manœuvre entre 0,90 m et 1,80 m du sol fini, le coffret de communication en dessous ou à côté, et le compteur Linky et le disjoncteur de branchement en haut. Cet espace se situe à l'intérieur du logement, dans une entrée, un dégagement, un cellier ou un garage attenant, jamais dans une salle de bain, un placard sous escalier fermé sans accès, ou à l'extérieur.
Cacher un tableau est permis, à trois conditions : un accès direct sans outil, une ventilation qui laisse circuler l'air autour du coffret, et aucun stockage devant. Une porte de placard sans serrure, un cadre-tableau articulé, un rideau : oui. Un meuble fixé devant, une cloison à démonter, une peinture qui bloque la porte du coffret : non. Les habillages vendus par les fabricants — portes pleines, portes blanches en lieu et place de la porte transparente — remplissent ces conditions. Une GTL en rénovation coûte 60 à 120 € en goulotte de 250 × 65 mm, avec ses capots.
Tableau électrique triphasé : quand il se justifie et comment il se câble
Le triphasé apporte 400 V entre phases et une puissance répartie sur trois conducteurs. Il s’impose pour une borne de 11 ou 22 kW, une PAC de plus de 12 kW, un atelier avec des moteurs.
Un abonnement triphasé se lit en kVA et se répartit par tiers : 12 kVA, c'est 20 A par phase, pas 60 A sur chacune. Le disjoncteur de branchement est tétrapolaire, réglable de 10 à 60 A par phase. En aval, les circuits monophasés se répartissent sur les trois phases pour équilibrer les charges : si toute la cuisine est sur L1 et que les chambres sont sur L3, le disjoncteur de branchement coupe sur L1 alors que les deux autres phases sont presque vides. Un tableau triphasé se conçoit donc avec un différentiel tétrapolaire par rangée, ou un différentiel monophasé par phase, et une répartition des circuits notée au moment du câblage.
La plaque à induction triphasée se raccorde en cinq fils (L1, L2, L3, N, terre) sous un disjoncteur tétrapolaire de 16 A en 2,5 mm², ou reste en monophasé avec ses ponts et son 32 A. La borne de recharge de 11 kW demande un tétrapolaire de 20 A en 5G2,5 mm² et un différentiel de type B ; celle de 22 kW, un 32 A en 5G6 mm². Un moteur d'atelier tire un courant de démarrage de six à huit fois son courant nominal : courbe D obligatoire sur son disjoncteur.
Le repérage des phases sur le compteur Linky suit la même logique que la lecture du contact sec : le guide sur le contact C1-C2 du compteur Linky explique le pilotage du chauffe-eau depuis le compteur, en mono comme en tri. Pour le câblage complet d'un tableau triphasé, avec les schémas, le guide du câblage d'un tableau triphasé reste la référence.
Une demande, pas un chantier
Le passage d'un abonnement triphasé à un monophasé, ou l'inverse, se demande au fournisseur, qui mandate le gestionnaire du réseau. Comptez 150 à 200 € et un délai de 10 jours à 3 semaines. Le tableau doit être prêt avant le rendez-vous.
Consuel, mise aux normes, rénovation du tableau : prix et délais
Une rénovation de tableau seule n’exige pas le Consuel. Une installation neuve, une rénovation complète ou un raccordement au réseau, oui.
- Le diagnosticUn état de l’installation intérieure, obligatoire à la vente d’un logement de plus de 15 ans, liste les anomalies : absence de 30 mA, terre absente, fusibles à broches. Il coûte 100 à 150 €.
- Le tableauRemplacement complet en une journée pour un logement standard : 1 200 à 2 500 € posé, avec différentiels, disjoncteurs, parafoudre et repérage des circuits.
- La terrePiquet de 1,5 m ou boucle à fond de fouille, mesure sous 100 Ω. 200 à 500 € en rénovation.
- Le ConsuelAttestation de conformité, formulaire jaune pour un logement, environ 140 € TTC. Visite dans les 20 jours après envoi du dossier.
- Le raccordementLe fournisseur n’ouvre le compteur qu’avec l’attestation visée. Prévoyez 10 jours à 3 semaines après le Consuel.
Le Consuel n'intervient pas quand vous remplacez un tableau existant sur une installation déjà raccordée : la responsabilité reste celle de l'intervenant et du propriétaire. Il devient obligatoire pour toute installation neuve, pour une rénovation dite totale — quand tout le câblage est repris — et pour tout nouveau raccordement au réseau, y compris une installation solaire en injection. Le contrôleur vérifie le tableau en premier : présence et types des différentiels, calibres cohérents avec les sections, étiquetage, terre, parafoudre si exigé, réserve de 20 %.
Faire soi-même reste possible : rien n'interdit à un particulier de câbler son tableau. Ce qui change, c'est l'assurance en cas de sinistre, et la vente du logement où le diagnostic remontera chaque écart. Le guide sur l'électricité faite soi-même et l'assurance détaille ce que couvre un contrat multirisque, et ce qu'il ne couvre plus. Un dernier point qui revient sur le forum : brancher deux départs sur le disjoncteur de branchement n'est pas admis, le guide deux départs sur un disjoncteur de branchement explique l'alternative.
Tableau électrique : les guides, les outils et le forum
Les guides du câblage, les calculateurs de circuits, et les membres électriciens qui relisent les photos de tableau sur le forum.

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Un tableau se comprend avec ses circuits : la norme NF C 15-100, pièce par pièce, donne le nombre de prises et de points lumineux que chaque disjoncteur doit alimenter ; le pilier sur le branchement d'une prise descend jusqu'à la boîte d'encastrement. Pour le compteur, la puissance souscrite et les heures creuses, voir le compteur Linky.
Une photo de tableau sur le forum reçoit en général une lecture complète : ce qui manque, ce qui est bien, ce qui se corrige en dix minutes. Le guide complet, avec les schémas de câblage et les listes de matériel par surface, est réuni dans le Guide du tableau électrique.
