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Norme & sécurité

Norme NF C 15-100 : ce qu’elle impose pièce par pièce, du tableau à la prise

Prises et points lumineux par pièce, volumes de la salle de bain, circuits spécialisés, différentiels, sections, ETEL, nouveautés 2025 et Consuel.

La norme

Norme NF C 15-100 : ce que c’est, à qui elle s’applique

C’est le texte qui dit combien de prises il faut dans une chambre, quel disjoncteur protège la plaque de cuisson et où un luminaire a le droit d’être posé au-dessus d’une baignoire.

Un plan de maison sur l'établi, mètre, crayon et couronne de câbleNF C 15-100
Le tableau, le repérage des circuits et les sections : tout est décrit dans la norme, jusqu’à la hauteur des prises.

La NF C 15-100 est la norme française des installations électriques à basse tension. Elle couvre les logements, mais aussi les bureaux et les commerces ; ce sont ses règles pour l'habitation qui vous concernent. Elle est d'application obligatoire dans le neuf et dans les rénovations totales, par un arrêté qui la rend opposable : sans conformité, pas d'attestation, et sans attestation, pas de mise sous tension du compteur.

Dans l'existant, elle n'oblige pas à tout refaire. Une installation de 1985 peut rester en l'état si elle ne présente pas de danger. Mais dès que vous touchez à un circuit, ce que vous ajoutez doit respecter la norme actuelle : une prise de plus dans une cuisine se fait en 2,5 mm² sur un disjoncteur de 20 A, même si le reste du logement est en fils de 1,5 mm² sous fusibles.

La version en vigueur est celle de 2002, amendée cinq fois jusqu'en 2015, puis refondue dans une nouvelle rédaction publiée en 2024 et applicable aux projets déposés depuis 2025. Les règles ci-dessous sont celles qu'un électricien applique aujourd'hui, et celles qu'un contrôleur vérifie.

Pièce par pièce

Norme NF C 15-100 : combien de prises et de points lumineux par pièce

Le minimum imposé, pièce par pièce. Rien n’interdit d’en poser plus ; presque tout le monde le regrette quand il n’en a pas mis assez.

PiècePrises 16 A minimumPoints lumineuxRéseau et autres obligations
Séjour1 par tranche de 4 m², 5 au moins ; 7 dès 28 m²1 point en plafond, ou 2 appliques si plafond impossible1 prise RJ45, 1 prise TV si pas de RJ45
Chambre31 point en plafond1 prise RJ45 par chambre
Cuisine6, dont 4 au-dessus du plan de travail (3 dont 2 si moins de 4 m²)1 point en plafondCircuits spécialisés plaque, four, lave-vaisselle, hotte
Salle de bain1, hors volumes 0, 1 et 21 point, IPX4 dans le volume 2Liaison équipotentielle supplémentaire
Entrée, couloir, dégagement1 si plus de 4 m²1 point par local, commandé aux deux bouts si couloirPrise près de l’ETEL
WCAucune imposée, 1 recommandée1 point
Autre pièce de plus de 4 m²11 pointBureau : 1 RJ45
ExtérieurAucune imposée1 point par entrée principale et de serviceCircuit dédié si prise extérieure
Garage, cellier11 pointCircuit 20 A si congélateur

Les prises se comptent par socle : un bloc de deux socles compte pour deux. Elles se posent à 5 cm du sol au minimum, axe à 5 cm pour une prise standard, 12 cm pour une prise de 32 A, et à 8 cm au-dessus d'un plan de travail. Chaque point d'éclairage est commandé par un interrupteur situé entre 0,90 m et 1,30 m de hauteur, près de la porte, côté poignée. Les prises de communication sont des RJ45, jamais des prises téléphoniques en T : le coffret de communication les regroupe, avec au moins deux socles pour un studio et un par pièce principale au-delà.

Le séjour est la pièce où l'on se trompe le plus. Une pièce de 30 m² demande sept prises réparties ; en pratique, on en met deux par côté de canapé, deux derrière la télévision, une par fenêtre. Tout le détail des raccordements est sur la page branchement d'une prise électrique.

Une rangée type : le différentiel 30 mA en tête, puis les disjoncteurs de ses circuits.
Salle de bain

Salle de bain : les volumes 0, 1 et 2 de la norme

L’eau et le 230 V ne se croisent pas. La norme découpe la pièce en volumes, et chaque volume dit ce qui a le droit d’y être installé.

Une prise murale démontée : neutre bleu, phase rouge, terre vert-jauneVolume 2 : 60 cm
À 60 cm du bord de la baignoire commence le volume hors volumes : c’est là que la première prise a le droit d’exister.
  • Volume 0 : l’intérieur de la baignoire ou du receveur. Rien, sauf un appareil en très basse tension 12 V, IPX7, dont la source est hors volumes.
  • Volume 1 : au-dessus de la baignoire ou de la douche, jusqu’à 2,25 m. Un chauffe-eau à accumulation horizontal placé haut, un luminaire IPX4 en très basse tension 12 V, c’est tout. Aucune prise, aucun interrupteur.
  • Volume 2 : la bande de 60 cm autour du volume 1, jusqu’à 2,25 m. Luminaires IPX4 de classe II, chauffe-eau, sèche-serviettes de classe II, prise rasoir 20 à 50 VA par transformateur de séparation. Toujours aucune prise 16 A ni interrupteur.
  • Hors volumes : le reste de la pièce. Prises 16 A, interrupteurs, radiateurs, lave-linge sur son circuit spécialisé de 20 A, tous protégés par un différentiel 30 mA.
  • Liaison équipotentielle supplémentaire : canalisations métalliques, huisseries métalliques, corps de la baignoire en fonte et broches de terre des prises sont reliés entre eux par un conducteur de 2,5 mm² protégé ou 4 mm² nu.

Une douche à l'italienne sans paroi n'a pas de volume 1 délimité par un bac : la norme le définit alors par un rayon de 1,20 m autour de la pomme de douche fixe, et le volume 2 s'étend jusqu'à 1,80 m. Un faux plafond au-dessus de 2,25 m sort les spots des volumes, mais ils restent en IPX4 si la pièce n'a pas de VMC.

Le sèche-serviettes est l'appareil qui pose le plus de questions. En classe II et IPX4, il a le droit d'être dans le volume 2, donc à 60 cm de la baignoire, mais jamais au-dessus. Il est alimenté par une sortie de câble, pas par une prise, et raccordé sur un circuit de chauffage avec son fil pilote. Le lave-linge, lui, ne connaît pas les volumes : il est hors volumes ou il n'est pas dans la pièce, sur sa prise 20 A avec terre.

Les circuits

Circuits spécialisés obligatoires : plaque, four, lave-linge, chauffe-eau

Chaque gros appareil a sa ligne, son disjoncteur et sa section. Le tableau ci-dessous est celui que la norme impose pour un logement neuf.

CircuitDisjoncteurSection cuivreNombre de pointsObligation
Éclairage16 A (10 A admis)1,5 mm²8 points maximumAu moins 2 circuits dès 2 pièces
Prises 16 A16 A1,5 mm²8 socles maximum
Prises 16 A20 A2,5 mm²12 socles maximum
Plaque de cuisson32 A mono / 20 A tri6 mm² / 2,5 mm²11 circuit spécialisé, prise ou sortie de câble
Four, lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge, congélateur20 A2,5 mm²1 par circuit3 circuits spécialisés minimum
Chauffe-eau20 A2,5 mm²1Contacteur jour-nuit si heures creuses
Radiateur électrique10 A jusqu’à 2 250 W, 16 A jusqu’à 3 500 W, 20 A jusqu’à 4 500 W1,5 / 1,5 / 2,5 mm²Selon puissance cumuléeFil pilote 1,5 mm² sur le même circuit
VMC2 A1,5 mm²1Circuit dédié, sans interrupteur
Volets roulants16 A1,5 mm²Tous les voletsCircuit dédié
Prise renforcée ou borne VE20 A / 40 A2,5 mm² / 10 mm²1Différentiel 30 mA type A ou F dédié

Le compte des circuits spécialisés est le premier que vérifie un contrôleur : un pour la plaque, trois de 20 A minimum pour le gros électroménager, un pour le chauffe-eau. Un lave-linge branché sur la prise du plan de travail, ça se voit à l'ouverture du tableau, et ça se refuse. Dans une cuisine de moins de 4 m², le four et le lave-vaisselle peuvent se partager la tolérance des « 3 circuits », mais jamais avec la plaque.

Le repérage est obligatoire : chaque disjoncteur porte une étiquette lisible, « Prises cuisine », « Four », « Chambre 2 ». Un tableau sans étiquettes n'est pas conforme, et c'est le défaut le plus fréquent après vingt ans d'ajouts. L'organisation du tableau, rangée par rangée, est détaillée sur la page tableau électrique ; le calcul des sections, avec la longueur de ligne, dans le calculateur de section de câble.

Le cas du sèche-linge

Un circuit par appareil, même s’il n’est pas encore là

La norme raisonne sur l'usage futur : un emplacement de lave-linge a son circuit 20 A même si l'appareil n'est pas installé le jour du contrôle. Même logique pour le lave-vaisselle et le sèche-linge : trois prises 20 A en attente, à côté de l'arrivée d'eau et de l'évacuation. Ajouter un circuit plus tard coûte dix fois plus que le tirer pendant que les murs sont ouverts.

Le tableau

GTL et ETEL : où va le tableau et quelle place lui réserver

Un tableau électrique résidentiel, porte ouverte, rangées de disjoncteurs et de différentielsETEL 600 × 250 mm
L’espace technique électrique du logement : 60 cm de large, 25 cm de profondeur, du sol au plafond, et rien d’autre dedans.

La norme réserve un espace au tableau, au coffret de communication et au compteur : l’ETEL. Ses dimensions ne se négocient pas.

600 mmla largeur de l’ETEL
250 mmsa profondeur
20 %de réserve libre dans le tableau
1,80 mla hauteur maximale des organes de commande

L'ETEL, espace technique électrique du logement, remplace ce qu'on appelait GTL, la gaine technique logement. La GTL existe toujours : c'est la goulotte ou le coffrage qui, dans l'ETEL, reçoit le tableau de répartition, le coffret de communication et le disjoncteur de branchement quand il est intérieur. L'ETEL mesure au moins 600 mm de large et 250 mm de profondeur, sur toute la hauteur, et son sol reste libre : pas de machine à laver devant, pas de placard construit autour.

Le tableau y est posé avec ses manettes entre 0,90 m et 1,80 m du sol, la coupure d'urgence, le disjoncteur de branchement, entre 0,90 m et 1,30 m. Il garde 20 % de modules libres pour les ajouts futurs. L'ETEL se place près d'une entrée, jamais dans une salle d'eau, jamais dans un placard fermé à clé, et à plus de 60 cm d'un point d'eau.

Le coffret de communication, dans la même GTL, reçoit l'arrivée fibre ou cuivre, le répartiteur des prises RJ45 et une prise 16 A pour la box. Prévoyez-le de 250 mm de large au moins : une box, son alimentation et un commutateur réseau y tiennent tout juste. C'est aussi là qu'arrive le câble coaxial de l'antenne, s'il y en a un.

Les protections

Différentiels, sections et prise de terre : les protections que la norme impose

Combien d’interrupteurs différentiels 30 mA faut-il ?

Tous les circuits du logement passent par un interrupteur différentiel de 30 mA. Le nombre dépend de la surface : deux de 25 A jusqu'à 35 m², deux de 40 A de 35 à 100 m², trois de 40 A au-delà. Chaque interrupteur différentiel protège huit circuits au maximum, et l'un d'eux au moins est de type A : il reçoit la plaque de cuisson, le lave-linge et la borne de recharge, les appareils dont l'électronique laisse passer des courants de défaut à composante continue. Les circuits d'un même usage, éclairage par exemple, sont répartis sur des différentiels différents pour ne pas plonger toute la maison dans le noir sur un défaut. Le calculateur de différentiels donne la répartition pour votre surface et vos circuits.

Quelle section de câble pour quel circuit ?

La règle de base tient en trois lignes : 1,5 mm² sous 16 A pour l'éclairage et les prises en petit nombre, 2,5 mm² sous 20 A pour les prises et les circuits spécialisés, 6 mm² sous 32 A pour la plaque. La section monte avec la longueur : au-delà de 25 m sous 20 A, on passe en 4 mm² pour limiter la chute de tension à 3 % en éclairage et 5 % pour les autres usages. Le disjoncteur protège le câble, pas l'appareil : un 20 A sur du 1,5 mm² est une faute, un 16 A sur du 2,5 mm² est admis.

Prise de terre : quelle résistance, quel conducteur ?

Chaque logement a sa prise de terre : une boucle en cuivre nu de 25 mm² en fond de fouille dans le neuf, un ou plusieurs piquets d'au moins 1,50 m dans l'existant. La résistance mesurée ne dépasse pas 100 Ω avec un différentiel de 30 mA. Le conducteur de terre qui remonte à la barrette de coupure fait 16 mm² en cuivre isolé, la liaison équipotentielle principale 6 mm², et chaque circuit emporte son conducteur de protection vert-jaune de la même section que la phase. Une prise sans terre dans une cuisine ou une salle de bain est un motif de refus, et les prises « à trou » non reliées à la terre sont interdites partout depuis 2015.

diff.
AACF30 mA

Ce qui change

Nouvelle norme NF C 15-100 : ce que 2025 change chez vous

Une borne de recharge murale dans un garage, câble branché sur la voitureCircuit VE dédié
Le circuit de recharge a son différentiel, sa section et son disjoncteur : la nouvelle rédaction le traite comme un circuit spécialisé à part entière.

La refonte de 2024, applicable depuis 2025, ne bouleverse pas le compte des prises. Elle suit les usages : la voiture électrique, la foudre, le réseau, l’autoconsommation.

Parafoudre

Type 2 généralisé dans le neuf quand le bâtiment a un paratonnerre ou quand la zone kéraunique l’impose ; recommandé partout ailleurs

Borne VE

Circuit dédié, différentiel 30 mA type A avec détection 6 mA continu ou type F, section 10 mm² pour 7,4 kW

RJ45

Une prise de communication par pièce principale, coffret avec au moins quatre socles au-delà du studio

Autoconsommation

Circuit de production sur disjoncteur dédié, sectionnement et étiquetage « installation photovoltaïque » au tableau

Coupure d’urgence

Accessible sans clé, entre 0,90 et 1,30 m, à l’intérieur du logement

Obturateurs

Toutes les prises 16 A à obturateurs, plus de dérogation

ETEL

Dimensions confirmées, interdiction de l’installer dans une salle d’eau ou un local à risque

Le point qui touche le plus de foyers est la recharge : une prise de garage ordinaire ne convient plus à une voiture, et la nouvelle rédaction impose la prise renforcée ou la borne sur circuit dédié, avec un différentiel réservé. Le détail des calibres et des aides est sur la page borne de recharge. Le parafoudre, longtemps limité aux départements les plus orageux, s'impose dès que la ligne arrive en aérien dans une commune classée AQ2, ce qui couvre la moitié sud du pays et l'Est.

Le contrôle

Consuel et attestation de conformité : quand est-ce obligatoire et combien ça coûte ?

Sans attestation visée, le gestionnaire du réseau ne met pas le compteur sous tension. La démarche prend trois semaines et se prépare avant de refermer les murs.

  1. Savoir si vous êtes concernéNeuf, rénovation totale avec nouveau raccordement, installation photovoltaïque raccordée, ajout d’un tableau dans un local séparé : l’attestation est obligatoire. Un simple remplacement de tableau dans un logement déjà raccordé ne l’exige pas.
  2. Choisir le bon formulaireJaune pour une installation domestique ordinaire, verte pour une production d’énergie sans stockage, bleue pour une production avec stockage, violette pour un local non domestique. Le formulaire s’achète en ligne, autour de 140 € TTC pour le jaune en 2026.
  3. Remplir et joindreLe schéma unifilaire du tableau, la liste des circuits, la mesure de la prise de terre. Un particulier qui a fait lui-même l’installation signe en son nom : c’est autorisé.
  4. Passer la visiteUn contrôleur vient dans environ un cas sur quatre pour une installation faite par un professionnel, dans presque tous les cas pour une installation faite par un particulier. Il vérifie le tableau, les différentiels, la terre, la salle de bain et les circuits spécialisés.
  5. Obtenir le visaL’attestation visée est envoyée au fournisseur avec la demande de mise en service. Une non-conformité donne lieu à une contre-visite payante, autour de 130 €.

Les refus tiennent presque toujours aux mêmes points : une liaison équipotentielle absente dans la salle de bain, une prise de terre supérieure à 100 Ω, un différentiel de type AC sur la plaque, une VMC sans circuit dédié, un tableau sans étiquettes. Chacun se corrige en une heure quand les murs sont ouverts, en une journée quand ils sont refermés. Le délai moyen entre l'envoi du dossier et le visa est de trois semaines ; ajoutez dix jours pour la mise en service du compteur. Déposez donc la demande dès que le tableau est câblé, même si la peinture n'est pas finie : le contrôleur ne regarde pas les murs.

Faire soi-même

Assurance et responsabilité

Rien n'interdit à un particulier de réaliser son installation. L'assurance habitation, elle, exige que l'installation soit conforme : en cas d'incendie d'origine électrique, l'expert cherche l'attestation ou le diagnostic. Ce que l'assureur regarde vraiment est expliqué dans faire son électricité soi-même et assurance.

L’existant

NF C 15-100 dans l’ancien : mise en sécurité, diagnostic, location

Un logement ancien n’a pas à être « aux normes ». Il doit être sûr, et le diagnostic électrique mesure exactement cela, en six points.

Point de contrôle du diagnosticCe que le diagnostiqueur vérifieAnomalie fréquente
Appareil général de commande et de protectionUn disjoncteur de branchement accessible, qui coupe toutDisjoncteur dans une partie commune fermée
Différentiel 30 mAAu moins un interrupteur différentiel haute sensibilité sur toute l’installationTableau à fusibles sans différentiel
Prise de terreExistence d’une terre, continuité jusqu’aux prises, résistance mesuréePrises de la cuisine sans terre
Protection contre les surintensitésUn disjoncteur ou un fusible adapté à la section de chaque circuitFusible de 20 A sur du 1,5 mm²
Salle d’eauRespect des volumes, liaison équipotentiellePrise à 20 cm de la douche
Matériels vétustes ou inadaptésFils en tissu, dominos apparents, appareillage cassé, conducteurs accessiblesInterrupteur en porcelaine, boîte ouverte

Le diagnostic est obligatoire pour vendre ou louer un logement dont l'installation a plus de quinze ans. Il vaut trois ans pour une vente, six ans pour une location, coûte entre 100 et 150 € et ne déclenche aucune obligation de travaux à la vente : il informe l'acheteur, qui négocie. En location, en revanche, le logement doit être « décent », et un différentiel 30 mA absent ou une prise dans le volume 1 d'une salle de bain suffisent à un locataire pour obtenir des travaux.

Les six points du diagnostic sont exactement les six points de la mise en sécurité : traiter ces six points rend l'installation sûre sans la rendre neuve. Comptez de 800 à 1 500 € pour un tableau refait avec deux différentiels, une terre et une liaison équipotentielle dans un appartement ; c'est aussi la première étape avant d'ajouter une borne de recharge ou une pompe à chaleur sur une installation ancienne.

Refaire tout un logement ancien selon la norme actuelle, prises comprises, se chiffre entre 90 et 130 € HT le mètre carré en rénovation lourde, tableau et Consuel compris. Le partage entre ce qu'on garde et ce qu'on refait se discute au cas par cas sur le forum, photos du tableau à l'appui.

Pour aller plus loin

Appliquer la norme NF C 15-100 chez soi : les guides et les outils

La norme se lit mieux avec un tableau ouvert devant soi. Le guide du tableau détaille l'ordre des rangées, le peigne, la répartition entre différentiels et le repérage. Les calculateurs traduisent les tableaux de la norme en un résultat : la section pour une longueur donnée, le nombre de différentiels pour une surface, le disjoncteur pour un appareil. Et le guide du câblage d'un tableau triphasé couvre le cas des maisons alimentées en 400 V, avec l'équilibrage des phases que la norme impose.

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