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Arduino Nano pinout et caractéristiques

Arduinomis à jour le 13 février 2026

L’Arduino Nano tient dans le creux de la main, mais son brochage ouvre l’accès à des montages électroniques variés, de la simple LED à la passerelle IoT complète. En comprenant précisément chaque broche, chaque tension et chaque limite de courant, un projet gagne en fiabilité et en longévité.

Son microcontrôleur ATmega328P, sa mémoire modeste mais efficace et ses différentes variations de modèles créent un terrain de jeu technique riche. Les nuances entre PWM, interruptions, SPI, I²C et entrées analogiques réservent plusieurs subtilités que beaucoup négligent au moment du câblage…

Caractéristique Description utile Pourquoi c’est important
Microcontrôleur ATmega328P Le coeur de la carte, détermine la puissance et les capacités.
Tension de fonctionnement 5V (logique) – 7 à 12V (entrée Vin) Essentiel pour alimenter la carte sans l’endommager.
Consommation Environ 19 mA Important pour les projets sur batterie ou basse énergie.
Mémoire Flash 32 KB (dont 2 KB réservés au bootloader) Définit la taille maximale de votre programme.
EEPROM 1 KB Permet de stocker des données même hors tension.
Fréquence 16 MHz Impacte la rapidité d’exécution des programmes.
Nombre de broches utilisables 14 digitales, 8 analogiques Détermine combien de capteurs/actionneurs vous pouvez connecter.
Spécificités par rapport à l’Uno Format compact, pas de port d’alimentation DC jack Idéal pour projets embarqués ou compacts.

Arduino Nano : vue d’ensemble matérielle et logique

L’Arduino Nano repose sur le microcontrôleur ATmega328P, cadencé à 16 MHz. Il fonctionne en 5 V logiques et offre un équilibre intéressant entre taille compacte, nombre d’entrées/sorties et consommation. Avec sa forme allongée et ses broches au pas de 2,54 mm, il s’intègre facilement sur une breadboard ou sur un circuit imprimé personnalisé.

Le Nano accepte une tension d’alimentation recommandée de 7 à 12 V sur l’entrée VIN, avec une plage étendue de 6 à 20 V maximum grâce à un régulateur embarqué. En USB, la carte reçoit du 5 V stable, idéal pour le prototypage rapide. La consommation typique tourne autour de 19 mA à vide, hors périphériques externes.

Les dimensions de 45 × 18 × 18 mm et un poids d’environ 7 g en font une carte adaptée aux projets embarqués, robots légers ou objets connectés. Le brochage, proche de celui d’une Arduino Uno, facilite la réutilisation de nombreux exemples de code et bibliothèques.

Astuce pratique : pour un premier contact structuré avec la famille Nano (versions, contraintes et bonnes pratiques), un passage par le guide complet Arduino Nano évite plusieurs erreurs de câblage courantes.

Pinout complet de l’Arduino Nano : cartographie des broches

Le Nano propose 22 broches d’entrée/sortie au total sur la version ATmega328P (14 numériques, 8 analogiques réutilisables en numérique), organisées pour conserver une compatibilité fonctionnelle avec l’Uno, tout en réduisant l’encombrement.

La compréhension du pinout Arduino Nano conditionne le choix des broches pour chaque fonction : PWM, communication série, SPI, I²C, interruptions matérielles, alimentation et référence analogique. Un mauvais choix oblige souvent à recâbler le montage ou à réécrire certaines parties du code.

Broches numériques D0 à D13 : entrées, sorties et fonctions spéciales

Les broches numériques du Nano vont de D0 à D13. Chacune gère les états logiques HIGH/LOW (5 V / 0 V) et supporte un courant de 40 mA par broche, avec un courant total de 200 mA pour l’ensemble du microcontrôleur.

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Derrière cette apparente simplicité, plusieurs broches possèdent des fonctions spéciales : UART matériel, interruptions externes, SPI, LED intégrée. Une bonne planification évite de bloquer un port série en le réservant à un capteur, ou de saturer les broches PWM avec des usages non critiques.

BrocheFonction principaleFonctions secondaires / rem.
D0 (RX)NumériqueRéception UART série matérielle
D1 (TX)NumériqueTransmission UART série matérielle
D2NumériqueInterruption externe INT0
D3 (~)Numérique PWMInterruption externe INT1, timer PWM
D4NumériqueGPIO générique
D5 (~)Numérique PWMSortie PWM via timer
D6 (~)Numérique PWMSortie PWM via timer
D7NumériqueGPIO générique
D8NumériqueGPIO générique, souvent utilisé pour SS sur Nano Every
D9 (~)Numérique PWMSortie PWM
D10 (~)Numérique PWMSPI : SS (Slave Select) par défaut sur Nano original
D11 (~)Numérique PWMSPI : MOSI (Master Out Slave In)
D12NumériqueSPI : MISO (Master In Slave Out)
D13NumériqueSPI : SCK, LED intégrée

La LED intégrée sur D13 sert souvent d’indicateur de fonctionnement ou de debug simple. Les broches D10, D11, D12 et D13 forment le bus SPI matériel, utilisé par de nombreux modules (cartes SD, écrans TFT, convertisseurs DAC/ADC externes).

« Sur un prototype, réserver D0 et D1 au port série et concentrer les périphériques sur les autres broches numériques simplifie le débogage et le suivi des logs. »
Point de vigilance : la broche D11 n’offre pas de PWM sur la version Nano Every, alors qu’elle en propose sur le Nano original. Lors d’un portage de code, vérifier absolument les broches liées aux timers.

Broches PWM : contrôle fin de moteurs, LED et signaux analogiques simulés

Le Nano embarque 6 sorties PWM matérielles : D3, D5, D6, D9, D10 et D11. Ces sorties génèrent un signal rectangulaire à rapport cyclique variable, interprété comme une tension moyenne par les éléments lents (LED, moteurs DC, certains drivers).

La commande PWM s’utilise via la fonction analogWrite() dans l’IDE Arduino, avec une résolution typique de 0 à 255. Chaque sortie PWM repose sur un timer matériel, partagé avec d’autres fonctions comme millis() ou certaines bibliothèques de servos. Un changement de configuration de timer influe donc sur plusieurs comportements.

  • D3, D5, D6 : souvent utilisés pour la variation de luminosité ou de vitesse moteur.
  • D9, D10 : parfois réservés aux servomoteurs selon les bibliothèques.
  • D11 : PWM disponible sur Nano original, pas sur Nano Every.

Pour un projet combinant plusieurs moteurs, des LEDs adressables et des capteurs nécessitant une fréquence spécifique, le choix précis des sorties PWM conditionne la stabilité du système.

Broches analogiques A0 à A7 : acquisition de capteurs et entrées supplémentaires

Le Nano propose 8 entrées analogiques : A0 à A7. Chaque canal analogique fournit une mesure sur 10 bits de résolution, soit une valeur comprise entre 0 et 1023 pour une amplitude de 0 à 5 V (ou jusqu’à 5,5 V maximum en entrée, sans excéder la tension de référence).

Ces broches jouent un double rôle : entrées analogiques pour la fonction analogRead(), ou entrées/sorties numériques supplémentaires, selon la configuration dans le code. A6 et A7 restent cependant réservées à l’analogique sur le Nano original, alors que la variation Nano Every les exploite aussi en numérique.

BrocheMode analogiqueMode numériqueUtilisation typique
A0 – A5ADC 10 bitsEntrée/sortie digitaleCapteurs, potentiomètres, boutons
A6 – A7ADC 10 bitsRéservées à l’analogique sur Nano originalCapteurs de tension, mesures supplémentaires

Les broches analogiques permettent le raccordement de capteurs de température, modules de luminosité, capteurs de gaz, ponts diviseurs de tension, etc. L’utilisation d’une référence analogique externe (broche AREF) affine la précision des mesures, notamment pour des signaux faibles.

« Sur un projet de mesure, calibrer la référence analogique à 1,1 V ou via AREF améliore nettement la finesse des relevés par rapport à une référence pleine échelle 5 V. »
Conseil pratique : pour des projets orientés capteurs et acquisition, un passage vers la série Nano 33 (ADC 12 bits en 3,3 V) apporte un gain notable de résolution, tout en imposant une adaptation complète au niveau des tensions.

Broches de communication : UART, SPI, I²C

L’Arduino Nano gère plusieurs protocoles de communication matériels :

  • UART série sur D0 (RX) et D1 (TX), partagé avec le port série USB.
  • SPI matériel sur D10 (SS), D11 (MOSI), D12 (MISO), D13 (SCK).
  • I²C (TWI) via A4 (SDA) et A5 (SCL).

Cette combinaison autorise la connexion simultanée de plusieurs périphériques : capteurs I²C à adresse distincte, carte SD en SPI, module radio ou WiFi via UART secondaire logiciel (SoftwareSerial) si besoin.

La planification des broches selon le bus utilisé évite les conflits, notamment sur les projets complexes ou sur un robot avec télémétrie, stockage local et écran embarqué.

Broches d’alimentation et références : 5 V, 3,3 V, GND, VIN, AREF

L’alimentation se distribue via différentes broches dédiées :

  • VIN (pin 30) : entrée non régulée, 6 à 20 V max, recommandation 7–12 V.
  • 5V (pin 27) : sortie 5 V régulée ou entrée 5 V régulée si alimentation externe stable.
  • 3.3V : sortie 3,3 V (courant limité à 50 mA).
  • GND : références de masse, présentes en plusieurs exemplaires.
  • AREF : référence analogique externe pour le convertisseur ADC.

La broche 5 V délivre une intensité maximale dépendante de la source : jusqu’à 500 mA via l’USB (selon le port) et moins via le régulateur interne, surtout en cas de forte différence entre VIN et 5 V qui augmente la dissipation thermique.

Avertissement : ne jamais alimenter la carte simultanément via VIN et via la broche 5 V avec deux sources indépendantes. Le Nano dispose d’une sélection automatique de la source la plus élevée, mais un branchement inadapté introduit des boucles de courant destructrices pour le régulateur.

Caractéristiques électriques et limites de courant

La carte respecte une logique 5 V. Chaque broche d’E/S tolère une tension comprise entre 0 et 5 V (5,5 V max. sur l’analogique). Un dépassement de ces seuils entraîne des comportements instables, voir des dommages permanents du microcontrôleur.

La gestion du courant constitue un autre axe critique. L’ATmega328P ne supporte pas plus de 40 mA par broche et environ 200 mA pour l’ensemble des E/S. Le régulateur 3,3 V embarqué délivre jusqu’à 50 mA, largement insuffisant pour alimenter un module WiFi gourmand ou plusieurs capteurs à la fois.

ParamètreValeur typiqueRemarques
Tension de fonctionnement logique5 VNiveaux hauts à environ 5 V
Tension VIN recommandée7–12 V6–20 V maximum
Courant par broche I/O40 mA maxRespecter la somme totale
Courant total I/O200 mA maxInclut toutes les sorties
Sortie 3,3 V50 mA maxPrivilégier un régulateur externe pour les modules radio
USB 5 V≈ 500 mASelon le port de l’ordinateur ou du hub
« La plupart des problèmes mystérieux de redémarrage ou de plantage proviennent d’une alimentation sous-dimensionnée ou mal répartie, plutôt que du code lui-même. »
Conseil alimentation : pour des projets moteurs ou LED haute puissance, utiliser des transistors, MOSFET ou drivers dédiés. Le Nano pilote alors uniquement les signaux de commande, sans supporter directement la charge.

Mémoire de l’Arduino Nano : flash, SRAM, EEPROM

Le microcontrôleur ATmega328P propose une organisation mémoire équilibrée pour l’embarqué :

  • 32 KB de mémoire Flash pour le programme, dont 2 KB réservés au bootloader.
  • 2 KB de SRAM pour les variables, piles d’exécution, buffers de communication.
  • 1 KB d’EEPROM non volatile pour stocker des paramètres persistants.

Les 2 KB de SRAM constituent souvent la ressource la plus sensible. Des tableaux volumineux, des buffers de communication série ou des chaînes de caractères stockées en RAM consomment rapidement l’espace disponible. Une optimisation fine passe par les macros F(), le stockage de données constantes en PROGMEM et une gestion stricte des structures.

L’EEPROM permet la mémorisation de paramètres utilisateur, coefficients de calibration ou compteurs, sans passer par une carte SD. Une réécriture trop fréquente use toutefois les cellules, limitant le nombre de cycles d’écriture, même si la durée reste adaptée à la plupart des applications.

Astuce code : pour les projets qui grossissent rapidement, un passage vers Arduino Nano Every offre 48 KB de flash et 6 KB de SRAM, tout en gardant un format Nano proche et un brochage similaire, sous réserve d’ajuster quelques broches SPI/PWM.

Variantes Arduino Nano : original, Every, Nano 33 IoT, Nano 33 BLE

La famille Nano s’est élargie avec plusieurs cartes partageant le même format physique, mais pas les mêmes caractéristiques électriques ni les mêmes microcontrôleurs. Un choix adapté dépend du besoin en performances, mémoire, tension logique et connectivité.

ModèleMicrocontrôleurTension logiqueFréquenceFlash / SRAM / EEPROMParticularités
Nano originalATmega328P5 V16 MHz32 KB / 2 KB / 1 KBCompatibilité étroite Uno, idéal 5 V
Nano EveryATmega48095 V20 MHz48 KB / 6 KB / 256 BInterruptions sur toutes les broches, SS sur D8
Nano 33 IoTSAMD213,3 V64 MHzFlash + RAM plus élevées, pas d’EEPROMWiFi, crypto matériel, ADC 12 bits
Nano 33 BLEnRF528403,3 V64 MHzMémoire importante, pas d’EEPROMBluetooth Low Energy, ADC 12 bits

Les Nano 33 IoT et Nano 33 BLE fonctionnent en logiques 3,3 V et ne tolèrent pas le 5 V en entrée sur les E/S. L’ADC 12 bits améliore la résolution des mesures, mais impose l’usage de capteurs adaptés à la plage de tension plus basse, ou de diviseurs de tension et convertisseurs de niveau.

« Conserver un Nano original ou Every pour les montages 5 V, et réserver les Nano 33 aux projets connectés et à la basse consommation, structure clairement un parc de cartes dans un atelier. »
Limite d’utilisation : les modèles Nano 33 IoT et 33 BLE ne disposent d’aucune EEPROM interne. Pour stocker des paramètres persistants, prévoir un composant externe (EEPROM I²C, Flash SPI) ou un système de fichiers sur carte SD.

Compatibilité, clones et différences subtiles de pinout

Toutes les cartes Nano conservent globalement le même format physique et un pinout externe proche, pour simplifier l’intégration sur les shields et cartes existantes. Les clones à base d’ATmega328P reproduisent généralement la sérigraphie et les connexions, avec une compatibilité de code complète.

Quelques points méritent toutefois une attention particulière :

  • Tension logique 3,3 V sur Nano 33 IoT et BLE, incompatible avec des shields 5 V.
  • Broche SS SPI par défaut sur D8 pour Nano Every, et sur D10 pour Nano original.
  • PWM différent entre modèles, notamment D11 sur Nano Every.
  • Organisation interne des broches RESET légèrement différente entre familles.

Les clones ajoutent parfois un convertisseur USB-série différent (CH340, FT232, etc.), ce qui modifie la procédure d’installation de pilotes, mais pas le comportement du pinout lui-même. La compatibilité du code reste généralement complète, tant que le modèle sélectionné dans l’IDE correspond au microcontrôleur réel.

Conseil compatibilité : pour des projets réutilisés sur plusieurs générations de Nano, architecturer le code avec une couche d’abstraction des broches (fichiers de configuration, constantes de mapping) simplifie le portage entre original, Every et Nano 33.

Usages types selon le modèle : du prototypage 5 V aux projets IoT

Chaque variante de Nano correspond à un ensemble d’usages privilégiés. Le choix initial influence le pinout exploitable, la tension de référence et le type de capteurs adaptés.

Arduino Nano original : prototypage généraliste et compatibilité 5 V

Le Nano original ATmega328P reste un choix pertinent pour les projets classiques :

  • Capteurs 5 V largement disponibles.
  • Compatibilité forte avec les exemples pour Arduino Uno.
  • Nombre suffisant de broches pour une station météo, un robot simple, une interface utilisateur basique.

La limite de mémoire invite à soigner l’architecture logicielle. Pour des projets riches en bibliothèques (WiFi, affichage graphique, stockage, protocoles complexes), la marge devient vite réduite.

Arduino Nano Every : plus de mémoire, polyvalence accrue

L’Arduino Nano Every cible les projets nécessitant plus de Flash et de SRAM tout en gardant une tension 5 V. Sa fréquence plus élevée (20 MHz) améliore la réactivité, utile pour des applications temps réel modérées, des protocoles plus lourds ou des traitements sur signaux.

L’accès aux interruptions sur toutes les broches facilite la conception de systèmes réactifs, où plusieurs événements externes (capteurs, encodeurs, signaux d’horloge) demandent une réaction immédiate sans surcharge sur le code principal.

Arduino Nano 33 IoT et Nano 33 BLE : 3,3 V et connectivité

Les modèles Nano 33 IoT et Nano 33 BLE ciblent les applications IoT, les objets connectés et les systèmes à basse consommation. Leurs microcontrôleurs 32 bits à 64 MHz offrent plus de puissance de calcul, un ADC 12 bits et un environnement adapté aux piles de protocoles modernes.

ArduinoPiloter un relais 230 V avec Arduino en sécurité : 5 erreurs à éviter

L’usage du 3,3 V impose une adaptation systématique des capteurs et modules. Les sorties PWM présentes sur la quasi-totalité des broches élargissent les possibilités de pilotage fin, tandis que les interfaces radio intégrées réduisent la complexité matérielle globale.

Stratégies de câblage et bonnes pratiques sur le pinout Nano

Une utilisation sereine de l’Arduino Nano passe par une répartition claire des rôles de chaque broche : alimentation, bus de communication, entrées analogiques critiques, sorties de puissance pilotant des drivers. Une approche structurée limite les interférences et les erreurs de câblage.

Répartir les broches par fonction

Un découpage fréquent consiste à :

  • Réserver D0/D1 au port série de debug.
  • Grouper les capteurs I²C sur A4/A5.
  • Concentrer les périphériques SPI sur D10–D13.
  • Garder A0–A5 pour les capteurs analogiques principaux.
  • Allouer les sorties PWM aux canaux nécessitant une variation fine.

Cette structuration simplifie la lecture du schéma, la maintenance et les futures extensions. Elle facilite aussi le portage d’un projet vers une autre carte Arduino Nano ou vers un montage plus intégré.

Utiliser les résistances de pull-up internes

Chaque entrée numérique dispose de résistances de pull‑up internes d’environ 20 à 50 kΩ. Leur activation via pinMode(pin, INPUT_PULLUP) évite l’ajout systématique de résistances externes pour stabiliser les boutons poussoirs ou entrées logiques simples.

En contrepartie, la logique se retrouve inversée : l’entrée lit HIGH au repos et passe à LOW lorsqu’un bouton relie la broche à la masse. Cette approche réduit le bruit et protège mieux contre les parasites, notamment sur des câbles longs.

« Sur un robot mobile, l’usage systématique d’INPUT_PULLUP pour les fins de course diminue nettement les déclenchements intempestifs dus aux perturbations électromagnétiques. »

Gérer les masses et la distribution de courant

La qualité de la masse (GND) conditionne la stabilité des mesures analogiques et le bon comportement des communications. Reliées de manière étoilée, les masses des différents modules évitent les chutes de tension locales et les boucles parasites.

Pour des charges significatives (moteurs, rubans LED), séparer le plan de masse de puissance de celui de la logique, puis les réunir en un point central, limite les retours de courant perturbateurs vers le Nano. Un filtrage capacitif bien dimensionné sur VIN et 5 V améliore encore la robustesse.

Conseil routage : lors de la conception d’un circuit imprimé pour un Nano, prévoir plusieurs points de masse accessibles et quelques pastilles de test sur les lignes critiques (SCL, SDA, MOSI, MISO) facilite le diagnostic ultérieur.

Aller plus loin avec l’Arduino Nano et son écosystème

Le pinout de l’Arduino Nano ouvre l’accès à un écosystème large de capteurs, actionneurs et shields adaptés. En maîtrisant les caractéristiques électriques, la distribution des broches et les subtilités entre modèles, un projet s’appuie sur une base matérielle fiable et évolutive.

La combinaison d’un brochage compact, d’un microcontrôleur éprouvé et de variations plus récentes orientées IoT offre un champ d’expérimentation étendu : automatisation légère, robotique, passerelles de données, interfaces utilisateurs embarquées, objets connectés basse consommation. Chaque broche devient alors un point d’entrée vers une fonction précise, intégrée dans une architecture cohérente.

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