Associer un module relais à une carte Arduino ouvre la porte à la commutation de charges électriques variées : éclairage, moteurs, électrovannes, chauffage, pompes, portails… Encore faut‑il comprendre les limites de puissance, les notions de courant de commutation et les règles de câblage pour éviter les erreurs et protéger son installation.
Ce guide rassemble en un seul endroit tout ce qu’il faut maîtriser : choix du relais, branchement côté basse tension et côté charge, caractéristiques techniques à surveiller, sécurité avec le 230 V, mais aussi perspectives modernes : domotique, IoT, monitoring en temps réel et intégration dans des projets Arduino pour débutants comme avancés.
| Élément clé | Description utile | Impact sur votre projet |
|---|---|---|
| Tension de commande | Généralement 5V pour un relais compatible Arduino | Assure une compatibilité immédiate sans composants supplémentaires |
| Isolation optocoupleur | Sépare électriquement Arduino et la charge | Protège votre carte des surtensions et erreurs de câblage |
| Type de charge supportée | AC ou DC selon le relais, souvent jusqu’à 10A | Détermine si vous pouvez piloter lampes, moteurs, pompes, etc. |
| Durée de commutation | De l’ordre de quelques millisecondes | Convient au pilotage d’équipements non rapides (éclairage, électrovannes) |
| Bornier de sortie | Offre les contacts NO, NC et COM pour divers modes de commutation | Permet un câblage flexible selon la logique de fonctionnement souhaitée |
| LED d’état | Indique visuellement si le relais est activé | Simplifie le diagnostic et les tests |
Comprendre le rôle d’un module relais avec Arduino
Un module relais pour Arduino joue le rôle d’interrupteur commandé électroniquement. La carte Arduino envoie un signal de commande en basse tension (en général 5 V ou 3,3 V), et le relais ouvre ou ferme un circuit de puissance séparé, souvent en 230 V alternatif ou en courant continu de plus forte intensité.
Ce découplage entre logique et puissance garantit une séparation galvanique entre la partie électronique sensible (Arduino, capteurs, modules de communication) et la partie puissance (lampes, moteurs, transformateurs, résistances chauffantes). Le relais constitue donc l’interface entre le monde numérique et le monde électrique.
Les modules prêts à l’emploi intègrent la plupart du temps :
- Un ou plusieurs relais mécaniques ou statiques.
- Un circuit de commande compatible TTL 5 V (ou parfois 3,3 V).
- Un transistor ou driver pour amplifier le signal de l’Arduino.
- Une diode de roue libre ou un circuit d’absorption pour limiter les surtensions.
- Des borniers à vis pour raccorder les charges.
Dans la pratique, l’Arduino n’alimente pas directement la charge : il pilote seulement la bobine de commande, ou le circuit d’activation interne du module relais. La puissance circule dans un circuit séparé, protégé et dimensionné pour supporter le courant nominal de la charge.

Rappels sur les notions clés : tension, courant, puissance et commutation
Avant d’aborder le branchement concret, quelques notions de base structurent la compréhension d’un module relais Arduino.
Tension de commande vs tension de charge
Sur un module relais, deux mondes coexistent :
- Tension de commande : c’est la tension appliquée à l’entrée du module (par exemple 5 V TTL) qui active ou désactive le relais.
- Tension de charge : c’est la tension présente sur le circuit commuté par le relais (par exemple 12 V DC pour un ruban LED, ou 230 V AC pour un éclairage domestique via un contacteur).
Les caractéristiques fournies indiquent les limites pour chaque côté. Par exemple, un module avec signal de contrôle TTL 5 V DC accepte sans problème la commande directe par une sortie numérique Arduino, alors que la partie puissance du relais admet comme tension de charge : 250 V AC / 10 A ou 30 V DC / 10 A.
Courant nominal, courant de commutation et pouvoir de coupure
Un relais possède plusieurs valeurs à bien différencier :
- Courant nominal (In) : intensité admissible en régime continu. Dans l’exemple fourni, on lit par exemple 10 A sur le contact NO (normalement ouvert) et 5 A sur le contact NF (normalement fermé).
- Courant de commutation max : courant maximal lors du passage à l’état ouvert ou fermé. Ici, jusqu’à 15 A.
- Pouvoir de coupure : capacité à couper un courant sous une tension donnée, par exemple 10 A / 30 V DC.
Un relais dimensionné à 10 A ne se choisit pas au hasard. Une charge inductive (moteur, transformateur, solénoïde) provoque un courant d’appel nettement plus élevé que le courant nominal. La marge doit être confortable et associée à une protection (fusible, disjoncteur, parfois contacteur interposé).

Temps de fonctionnement et temps de relâchement
Un relais mécanique n’est pas instantané. Les spécifications mentionnent :
- Temps de fonctionnement (ou temps d’activation) d’environ 10 ms.
- Temps de relâchement autour de 5 ms.
Pour la plupart des projets Arduino (domotique, automatisation simple, robotique basique), ces délais restent marginaux. En revanche, pour une commande de servos en temps réel ou une modulation rapide, on privilégie des solutions électroniques (MOSFET, drivers spécialisés) ou un relais statique spécifiquement adapté.
Architecture typique d’un montage Arduino + module relais
Un schéma fonctionnel simplifié permet de visualiser le rôle de chaque élément dans un montage de commutation.
| Élément | Rôle principal | Niveau de tension |
|---|---|---|
| Arduino (Uno, Nano, etc.) | Génère les signaux logiques, exécute le programme | 5 V ou 3,3 V |
| Module relais | Convertit le signal logique en action de commutation | Entrée TTL 5 V, sortie côté charge |
| Alimentation logique | Alimente Arduino et le module (VCC, GND) | Généralement 5 V DC |
| Charge (lampe, moteur, pompe) | Consomme la puissance électrique commutée | 12/24 V DC ou 230 V AC selon l’application |
| Protection (fusible, disjoncteur, contacteur) | Limite les risques de surintensité et de court-circuit | Selon le réseau ou l’alimentation de puissance |
Entre la sortie numérique de l’Arduino et la bobine du relais, le module embarque en général un transistor de puissance et un optocoupleur. L’optocoupleur renforce l’isolement électrique entre la logique et la puissance, ce qui améliore la robustesse globale du montage.

Caractéristiques techniques d’un module relais Arduino moderne
Les spécifications fournies pour un module relais typique donnent une image claire des limites de fonctionnement. Voici un résumé structuré des données clés communiquées.
Tension, courant et puissance de commutation
Pour un module double usage AC/DC, on retrouve les valeurs suivantes :
- Tension de charge maximale : 250 V AC ou 30 V DC.
- Courant de commutation maximal : 15 A.
- Puissance max. de commutation : 250 VA / 240 W.
- Courant de sortie max. : 10 A.
- Capacités de charge typiques : AC 250 V / 10 A, DC 30 V / 10 A.
Sur certains modules, la fiche technique indique également des limites spécifiques :
- AC max : 5 A sous 50 V.
- DC max : 5 A sous 30 V.
Ces valeurs guident le dimensionnement de la charge. Par exemple, une lampe 230 V / 150 W consomme environ 0,65 A. Le relais gère aisément ce type de charge résistive. En revanche, un moteur 230 V de 800 W dépasse les capacités : on intercale un contacteur moteur adapté, piloté par le relais Arduino.
Tension et courant de commande
La partie commande repose sur des caractéristiques plus modestes, adaptées aux microcontrôleurs :
- Tension de déclenchement : 5 V.
- Courant de déclenchement : environ 5 mA (pris sur la sortie Arduino).
- Consommation par relais : 90 mA sur l’alimentation 5 V.
- Courant normal : autour de 70 mA selon l’état.
- Signal de contrôle : TTL 5 V DC (compatible directement avec la plupart des cartes Arduino classiques).
La sortie numérique ne supporte que quelques dizaines de milliampères. Le module relais intègre donc un étage d’interface (transistor, optocoupleur) pour amplifier ce signal tout en protégeant la broche Arduino.
« Un relais ne se pilote jamais directement depuis la broche d’un microcontrôleur sans étage intermédiaire. L’ajout d’un transistor, d’une diode et d’une résistance de base limite les surtensions et maintient le courant dans une plage acceptable. »
Module latching (bistable) et solution Modulino Latch Relay
Les relais classiques consomment du courant tant qu’ils restent activés. Une alternative intéressante consiste à utiliser un relais bistable (latching). Ce type de relais conserve son état sans alimentation continue, ce qui réduit significativement la consommation d’énergie.
Le module Modulino Latch Relay repose sur un composant SY32A‑S‑105D1M1 piloté par un microcontrôleur STM32C011 et se caractérise par :
- Tension de fonctionnement : 3,3 V.
- Connecteur QWIIC pour une intégration I2C simplifiée.
- Adresse I2C par défaut : 0x04 (modifiable par logiciel).
- Dimensions compactes : 25,36 × 41 mm.
- Poids : 4,4 g.
Son intégration sur un bus I2C avec adresses uniques permet de chaîner plusieurs modules sur la même ligne, ce qui convient bien aux systèmes d’automatisation distribués. Un microcontrôleur central gère l’ensemble des relais via I2C, sans multiplier les câbles de commande.
Les applications typiques incluent :
- Commutation sécurisée de charges en basse tension.
- Automatisation d’équipements avec mémoire d’état, même après coupure d’alimentation.
- Économies d’énergie sur des systèmes alimentés sur batterie ou panneaux solaires.
- Projets IoT avec faible consommation, par exemple pour la domotique distribuée ou les systèmes d’arrosage connectés.
Comment raccorder un module relais à un Arduino
Le câblage d’un module relais avec Arduino se répartit en deux zones : la partie commande (basse tension) et la partie puissance (côté charge). Chaque côté suit des règles distinctes.
Câblage côté Arduino (basse tension)
La plupart des modules relais 5 V comportent au minimum les broches suivantes :
- VCC : alimentation 5 V (ou 3,3 V pour un module dédié).
- GND : masse commune avec l’Arduino.
- IN ou IN1, IN2… : entrées de commande.
Un schéma de câblage de base se présente ainsi :
- Relier VCC du module à la sortie 5 V de l’Arduino (ou alimentation 5 V externe, avec masses communes).
- Relier GND du module à GND de l’Arduino.
- Relier IN à une broche numérique (par exemple D7).
Dans le programme Arduino, une simple instruction digitalWrite(pin, HIGH) ou LOW pilote l’état du relais. Selon le câblage interne, le relais peut être actif à l’état bas (LOW) ou actif à l’état haut (HIGH). La documentation du module précise ce comportement.
Câblage côté charge (puissance)
Sur la partie puissance, le relais offre généralement trois bornes :
- COM (commun) : borne commune du relais.
- NO (Normally Open, normalement ouvert) : circuit ouvert à l’état de repos, fermé lorsque le relais est activé.
- NC (Normally Closed, normalement fermé) : circuit fermé à l’état de repos, ouvert lorsque le relais est activé.
Pour un simple allumage de lampe, on relie par exemple :
- La phase (ou le +) de l’alimentation à la borne COM.
- La borne NO de sortie vers la phase (ou +) de la charge.
- Le neutre (ou –) de la charge directement au neutre (ou –) de l’alimentation.
Ainsi, lorsque le relais s’active, le contact NO se ferme et la charge est alimentée. À l’état de repos, la charge reste hors‑tension.
« Pour un système qui doit rester éteint par défaut et ne s’activer que sur commande, l’utilisation du contact normalement ouvert (NO) constitue le choix habituel. »
Commuter des charges AC et DC en toute sécurité
La commutation de charges en courant alternatif (AC) et en courant continu (DC) répond à des contraintes distinctes. Bien interpréter les spécifications du module évite les surchauffes, les collages de contact ou les arcs électriques persistants.
Charges résistives, inductives et capacitives
Les relais sont souvent caractérisés pour des charges résistives. Une résistance chauffante ou une lampe halogène sans alimentation électronique se classe dans cette catégorie. Le courant se limite à la valeur nominale, sans pic majeur à la mise sous tension.
ArduinoPiloter un relais 230 V avec Arduino en sécurité : 5 erreurs à éviterEn revanche, une charge inductive (moteur, transformateur, électrovanne) génère :
- Un courant d’appel élevé lors de l’activation.
- Une tension de retour (back-EMF) lors de la coupure.
Sur ces charges, on utilise des dispositifs de protection : varistances, RC snubbers, diodes de roue libre pour les montages DC, ou carrément un contacteur spécialisé pour les puissances plus élevées. Le relais Arduino devient alors un simple élément de commande.
Commutation AC vs DC
La tension de charge maximale indiquée varie souvent entre AC et DC :
- AC : jusqu’à 250 V / 10 A, parfois plus bas (50 V / 5 A) selon le module.
- DC : souvent limitée à 30 V / 10 A.
En courant continu, l’arc électrique qui se forme à l’ouverture du contact s’éteint moins facilement qu’en courant alternatif, ce qui explique des limites plus strictes. Dépasser ces limites provoque une usure rapide, voire la fusion des contacts.
Exemples de projets concrets avec module relais Arduino
Associer un module relais à des capteurs et à une carte Arduino ouvre une large palette d’applications, de la domotique à la robotique en passant par la sécurité.
Automatisation domestique et domotique
Les relais trouvent une place naturelle dans les systèmes de domotique. En combinant un Arduino, quelques capteurs et des relais, on gère par exemple :
- L’allumage automatique de l’éclairage en fonction de la présence.
- La commande d’une pompe de circulation lors d’une demande de chauffage.
- L’ouverture/fermeture d’un portail ou d’une gâche électrique.
- La commande d’appoints de chauffage ou de ventilation.
Les tendances 2026 montrent une montée en puissance des systèmes domotiques avec dashboards en temps réel. Un Arduino ou un microcontrôleur similaire, associé à un module de communication Wi‑Fi, remonte en direct l’état des relais, la température, la consommation énergétique ou l’historique des déclenchements.
Pour structurer ces scénarios, un article dédié aux projets Arduino pour la domotique donne des pistes de scénarios évolutifs et des exemples de code.
Sécurité et détection
Les modules relais servent également à piloter des sirènes, des projecteurs ou des vannes de coupure dans des systèmes de sécurité. Parmi les applications courantes :
- Alarmes à eau avec capteurs ultrasoniques ou sondes de niveau, qui déclenchent une électrovanne et une alarme sonore.
- Systèmes de détection de mouvement qui activent un éclairage extérieur ou une alarme.
- Automatisation de portails combinée à une analyse en temps réel de l’état des capteurs d’ouverture.
Chaque alerte issue des capteurs se traduit par une commande logique sur un ou plusieurs relais. L’Arduino joue alors le rôle « d’orchestreur » entre détection, logique de décision et action physique via les relais.
Robotique et IoT
En robotique, les relais interviennent en complément des drivers de puissance classiques pour des fonctions bien définies :
- Alimentation de modules auxiliaires (pompes, électro‑aimants, compresseurs).
- Sélection de sources d’alimentation ou de canaux de communication.
- Connexion/déconnexion d’accessoires qui ne nécessitent pas de modulation rapide.
Les évolutions annoncées mentionnent des robots dual‑brain connectés Wi‑Fi double bande et des pipelines de traitement combinant Arduino + cloud. Dans ces architectures, les relais sécurisent l’alimentation des sous‑systèmes, isolent des segments de puissance ou déclenchent des actionneurs ponctuels.
Gestion de l’énergie et optimisation de la consommation
Les modules relais s’intègrent aussi dans des stratégies d’optimisation énergétique, qu’il s’agisse de réduire la consommation d’un logement ou de piloter un système autonome.
Commutation sélective pour réduire les consommations inutiles
Un Arduino connecté à des compteurs d’énergie ou des capteurs de courant pilote des relais pour couper des circuits non essentiels :
- Extinction automatique de prises de courant en l’absence d’occupation.
- Arrêt d’appareils en veille (home-cinéma, PC, imprimantes).
- Régulation d’un chauffe‑eau ou d’un chauffage d’appoint selon des créneaux horaires ou un tarif dynamique.
Avec un module de mesure, la mesure de puissance en direct devient accessible. Le système compare la puissance instantanée à des seuils définis dans le code et actionne les relais en conséquence.
Relais bistables et systèmes alimentés sur batterie
Dans un contexte off‑grid (batterie, panneau solaire, alimentation autonome), la consommation du système de commande prend une place significative. L’utilisation de relais bistables, tels que le Modulino Latch Relay, réduit la consommation globale en évitant d’alimenter la bobine en permanence.
Le microcontrôleur passe une grande partie du temps en mode sommeil. Lorsqu’un événement se produit (horloge temps réel, capteur, communication distante), il se réveille, modifie l’état du relais via l’I2C, puis retourne en veille. La consommation moyenne s’en trouve nettement réduite par rapport à un relais standard maintenu sous tension.
Intégration logicielle : gérer les relais dans un programme Arduino
Sur le plan logiciel, la commande de relais repose sur une logique simple, mais quelques bonnes pratiques améliorent la fiabilité et la lisibilité du code.
Structure de base du code
Un exemple minimal de gestion d’un relais sur la broche D7 :
const int RELAY_PIN = 7; // Broche de commande du module relais
void setup() {
pinMode(RELAY_PIN, OUTPUT);
digitalWrite(RELAY_PIN, LOW); // Relais au repos au démarrage
}
void loop() {
// Allumage de la charge
digitalWrite(RELAY_PIN, HIGH);
delay(1000);
// Extinction de la charge
digitalWrite(RELAY_PIN, LOW);
delay(1000);
}
Selon la configuration du module, l’état haut ou bas activera réellement le relais. Vérifier systématiquement le comportement sur la LED intégrée au module avant de raccorder une charge réelle.
Gestion des rebonds et des états sûrs
Sur les relais mécaniques, la commande numérique ne produit pas de rebond logique, mais la charge commandée doit rester dans un état sûr même en cas de redémarrage de l’Arduino ou de coupure d’alimentation. Quelques règles renforcent cette safety logicielle :
- Initialiser tous les pins de relais dans
setup()avec l’état OFF. - Éviter le recours à des broches partagées avec d’autres fonctions (SPI, I2C) pour des relais critiques.
- Stocker éventuellement l’état des relais en EEPROM ou en mémoire flash pour le restaurer après redémarrage.
« Un redémarrage inopiné du microcontrôleur ne doit jamais provoquer l’activation sauvage d’un relais connecté à une charge sensible. Une logique de démarrage propre réduit fortement ce risque. »
Aspects pratiques : câblage physique, isolation et boîtiers
L’électronique fonctionne correctement lorsque le câblage et la partie mécanique suivent des règles cohérentes. Un montage propre facilite la maintenance, limite les risques de faux contacts et améliore la sécurité globale.
Séparation physique entre basse tension et secteur
Sur un même montage, les conducteurs de basse tension (5 V, signaux) doivent rester éloignés des conducteurs secteur (230 V). Cela implique :
- Utiliser des borniers distincts pour la partie puissance.
- Maintenir une distance de fuite suffisante sur le circuit imprimé et dans le boîtier.
- Employer des câbles adaptés au courant et à la tension de la charge.
Les modules relais de qualité prévoient déjà un isolement sur la carte. Le montage final doit toutefois prolonger cette logique, en évitant par exemple de faire circuler un fil secteur au milieu des nappes de signaux logiques.
Fixation et dissipation thermique
Un relais mécanique chauffe lorsqu’il commute des courants proches de ses limites nominales. Sur un projet de longue durée, plusieurs précautions renforcent la fiabilité :
- Fixation du module sur un support rigide (rail DIN, boîtier, plaque de montage).
- Ventilation minimale de l’enceinte, surtout si plusieurs relais commutent régulièrement.
- Vérification de la température en fonctionnement normal avant fermeture définitive du boîtier.
Contexte 2026 : Arduino, éducation et événements autour des relais
Les projets à base de relais et d’Arduino ne se limitent plus au simple allumage d’une lampe. L’écosystème évolue et s’inscrit dans un cadre plus large, mêlant IoT, pédagogie et automatisation avancée.
Événements et tendances
Plusieurs événements jalonnent l’année 2026 et mettent en avant les usages d’Arduino et des modules de commutation :
- Arduino Days (27–28 mars 2026) : ateliers et démonstrations autour des projets makers, domotiques et robotiques.
- CES : présentation de solutions de domotique intelligente, de robots domestiques et d’objets connectés reposant pour certains sur des architectures proches des systèmes Arduino.
- BETT (21–23 janvier 2026) : salon dédié aux solutions éducatives STEAM, où Arduino et les modules relais servent de support pédagogique pour aborder électronique, programmation et automatisation.
Dans ces contextes, l’usage des relais associée à des environnement cloud, à des interfaces graphiques sur tablette ou à des notice boards sans fil pour écoles et bureaux, montre la polyvalence de ces composants dans des projets à la fois pédagogiques et opérationnels.
Approfondir et structurer ses projets
Pour un lecteur qui démarre, une progression guidée permet de consolider les bases avant de se lancer dans des montages plus ambitieux. Un parcours possible :
- Commencer par un projet Arduino débutant simple (LED, bouton, capteur).
- Passer à la commande de petites charges en basse tension via relais.
- Élargir ensuite vers des projets de domotique Arduino structurés, avec interface web ou application mobile.
- Aborder enfin les montages sous 230 V après lecture des recommandations de sécurité Arduino 220 V et mise en œuvre de boîtiers, protections et câblages conformes.
Cette montée en compétence progressive conduit à des systèmes de commutation plus fiables : automatismes de portail, gestion d’éclairage intelligent, contrôle de chauffage ou pilotage d’équipements dans un atelier ou un laboratoire.






