Réaliser le schéma de branchement d’un télérupteur Legrand rassure dès que l’on comprend la logique des bornes, des poussoirs et du circuit d’éclairage. Le principe reste identique, que l’installation soit en encastré ou sur Rail DIN dans un tableau électrique.
Entre télérupteurs standards CX3, modèles silencieux électroniques et versions connectées Drivia with Netatmo, chaque configuration impose quelques spécificités de câblage. Les étapes restent pourtant méthodiques, à condition de respecter les règles de sécurité et la norme NF C 15‑100.
| Élément | Synthèse |
| Fonction du télérupteur | Permet de commander un même éclairage depuis plusieurs boutons poussoirs 🔁💡. |
| Alimentation | Phase et neutre alimentent directement le télérupteur avant distribution vers la lampe. |
| Boutons poussoirs | Reliés via un fil de commande au télérupteur pour changer l’état de la lumière à chaque impulsion. |
| Sortie vers la lampe | Le télérupteur envoie la phase commandée vers l’éclairage lorsque l’impulsion est reçue. |
Principales causes de panne apres branchement d un telerupteur Legrand
Donnees compilees a partir des retours SAV Legrand et forums specialises en electricite domestique (norme NF C 15-100).

Principe d’un télérupteur Legrand et logique du schéma de câblage
Un télérupteur Legrand commande un circuit d’éclairage depuis plusieurs points grâce à des boutons poussoirs. Chaque impulsion sur un poussoir change l’état du contact : la lumière s’allume, puis s’éteint au coup suivant. Toute la logique du schéma de télérupteur repose sur cette bascule.
À la différence d’un circuit va-et-vient, le télérupteur fonctionne avec un organe de puissance centralisé au tableau ou dans une boîte d’encastrement, et des commandes faibles courants réparties dans le logement. Le neutre reste direct vers les points lumineux, tandis que la phase est commutée par le télérupteur.
Les éléments qui composent un schéma de télérupteur Legrand
Un schéma de télérupteur Legrand met systématiquement en scène les mêmes composants, quelle que soit la gamme :
- un disjoncteur modulaire 10 A ou 16 A dédié au circuit d’éclairage ;
- un télérupteur (CX3, silencieux, bipolaire, connecté, etc.) ;
- un ou plusieurs boutons poussoirs à fermeture momentanée ;
- les points lumineux (lampes, plafonniers, appliques) ;
- les conducteurs : phase, neutre, retour lampe, retour poussoir, éventuellement conducteur de commande spécifique.
La phase sort du disjoncteur, alimente le télérupteur puis les poussoirs. Le retour de chaque poussoir revient sur la bobine de commande du télérupteur (bornes A1/A2). Le contact de puissance envoie la phase commutée vers les lampes.
« Un télérupteur bien câblé apporte un vrai confort d’usage dans les circulations, cages d’escalier ou couloirs, tout en maîtrisant la sécurité électrique et la conformité à la NF C 15‑100. »
Les différents types de télérupteurs Legrand et leurs schémas
Legrand propose plusieurs familles de télérupteurs aux fonctions proches mais aux schémas de raccordement légèrement différents. Le choix du modèle conditionne le type de câblage, le bruit de fonctionnement, la place dans le tableau et les options de pilotage.

Télérupteurs standards mécaniques CX3 sur Rail DIN
Les télérupteurs CX3 standard à bornes automatiques ou à vis restent des valeurs sûres pour un logement classique. Ils se montent sur Rail DIN dans une rangée Drivia, occupent 1 module de 17,8 mm et gèrent une intensité de 16 A sous 230 V.
Électricité de la maisonBranchement d’une prise remorque : schémas 7 et 13 broches, fil par filExemple de modèle représentatif :
- Télérupteur CX3 standard bornes automatiques – 1 pôle, 16 A, 250 V, commande 230 V, contact 1F, fréquence 50‑60 Hz, largeur 17,8 mm, hauteur 95 mm, profondeur 70,2 mm, norme NF EN 60669‑2‑2, garantie 2 ans.
- Télérupteur CX3 standard bornes à vis – 1 pôle, 16 A, 250 V, charges max 1800 W (incandescence) et 1296 VA (fluorescente), plage de température de –25 à +60 °C, indice de protection IP3X, résistance aux chocs IK04.
Ces modèles assurent la commutation mécanique et supportent sans difficulté un nombre illimité de poussoirs tant que le courant des voyants lumineux ne dépasse pas environ 3 mA par point de commande.
Pour approfondir les particularités des CX3 et de leurs bornes de raccordement, une page dédiée détaillant le télérupteur Legrand apporte une vision globale des gammes.
Télérupteurs silencieux électroniques encastrés ou sur Rail DIN
Les modèles silencieux électroniques limitent les claquements mécaniques. Un avantage dans une chambre, un couloir de nuit ou un bureau.
- Télérupteur silencieux encastré 10 A (réf. 049120) : 1 pôle, 10 A, 230 V, commande 230‑250 V, fréquence 50‑60 Hz, boîtier compact (46,5 × 50 × 28,5 mm), bornes automatiques 0,75‑1,5 mm², charges max 2000 W incandescence et 1000 VA fluorescente, indice IK02, sans halogène, garantie 2 ans.
- Télérupteur silencieux 16 A Rail DIN : 1 pôle, 16 A, tension d’emploi 210‑230 V, commande 210‑250 V AC, fréquence 50‑60 Hz, connexion à vis 0,75‑4 mm², température de stockage –40 à +70 °C.
Leur schéma reste très proche d’un télérupteur classique, mais la partie commande est électronique, avec souvent une meilleure tenue aux charges modernes (LED, fluocompactes) et une nuisance sonore plus faible.

Télérupteurs bipolaires et versions de puissance
Le télérupteur bipolaire 2P 16 A 250 V coupe simultanément phase et neutre. Il se destine aux circuits où la coupure totale du circuit d’éclairage se révèle préférable : locaux techniques, dépendances, circuits spécifiques.
On y retrouve une commande 230 V et un contact 2F, capable de séparer les deux conducteurs. Le schéma de câblage mentionne alors des bornes du type 1‑2‑3‑4 + A1‑A2, avec deux pôles de puissance et une bobine de commande.
Télérupteur connecté Drivia with Netatmo
Le télérupteur connecté Drivia with Netatmo ajoute une dimension domotique. Monté sur Rail DIN, 1 pôle, 16AX, tension d’emploi 230 V, il intègre une électronique de pilotage pilotable depuis un smartphone, un assistant vocal ou un scénario domotique.
Électricité de la maison7 idées pour cacher un tableau électrique sans gêner l’accès ni la sécuritéLe schéma associe alors :
- le circuit de puissance identique à un télérupteur classique ;
- les entrées de commande pour les poussoirs ;
- le raccordement au réseau domotique (via la passerelle Netatmo).
Pour un projet global de pilotage centralisé, ce modèle s’intègre très bien avec un contrôleur central ou une installation Drivia automatisée.
Lecture des schémas Legrand : bornes, symboles et repères
La réussite d’un branchement pas à pas repose sur une lecture fluide des symboles normalisés et des bornes de connexion. Legrand utilise des repères récurrents qui simplifient les schémas.
Repérage des bornes de puissance et de commande
Les télérupteurs Legrand s’articulent autour de deux circuits :
- circuit de puissance : phase d’entrée, contact(s) de sortie vers les lampes ;
- circuit de commande : bobine, bornes de pilotage (A1, A2) reliées aux poussoirs.
Exemples de repérage fournis dans les documentations Legrand :
- Télérupteur unipolaire silencieux : bornes A1, A2 pour la bobine, 1 et 2 pour le contact de puissance, calibre 10 A ;
- Télérupteur bipolaire : bornes A1, A2 pour la bobine, 1‑2‑3‑4 pour les deux pôles de puissance, pouvoir de coupure 16 A ;
- CX3 standard : contact 1F, bornier de 0,75 à 6 mm², un pôle de puissance commuté.
Sur le corps de l’appareil, un petit schéma gravé rappelle le principe de fonctionnement interne : emplacement de la bobine, position du ou des contacts, type de fermeture (F pour fermeture, O pour ouverture).
Caractéristiques communes et compatibilités
La plupart des télérupteurs Legrand destinés au résidentiel partagent un socle technique homogène :
- conformité à la norme NF EN 60669‑2‑2 ;
- garantie 2 ans ;
- tension nominale de commande autour de 230 V (plage 210‑250 V) ;
- fréquence 50‑60 Hz ;
- compatibilité avec un peigne d’alimentation sur Rail DIN.
La commande s’effectue par boutons poussoirs en parallèle, en nombre illimité tant que la consommation des voyants reste contrôlée. Les sections de câbles usuelles suivent la NF C 15‑100 : 1,5 mm² pour l’éclairage, 2,5 mm² pour certains circuits spécifiques.
Branchement pas à pas d’un télérupteur Legrand CX3 sur Rail DIN
Le scénario le plus courant consiste à installer un télérupteur CX3 standard dans un tableau Drivia pour commander un ou plusieurs points lumineux depuis plusieurs poussoirs. Les étapes ci‑dessous suivent la logique d’un schéma de télérupteur à 4 fils.
Matériel nécessaire pour le câblage
Avant d’attaquer le raccordement, la liste de matériel reste assez stable :
- un télérupteur Legrand CX3 adapté au circuit (16 A, 230 V) ;
- un disjoncteur modulaire 10 ou 16 A dédié à l’éclairage ;
- un peigne d’alimentation pour le raccord Rail DIN ;
- du fil électrique HO7VU 1,5 ou 2,5 mm² selon l’affectation ;
- des boutons poussoirs compatibles ;
- outillage : pince coupante, pince à dénuder, tournevis isolés.
Une ressource complémentaire sur le schéma de télérupteur apporte une vue d’ensemble sur les variantes de raccordement unipolaire ou bipolaire.
Étapes détaillées de câblage (schéma 4 fils)
Les étapes pratiques s’alignent sur le rappel fourni dans vos données, en respectant rigoureusement la sécurité électrique :
- Couper l’alimentation générale au disjoncteur principal ou interrupteur différentiel, puis vérifier l’absence de tension.
- Installer le disjoncteur 10 A ou 16 A affecté au circuit d’éclairage dans le tableau sur le Rail DIN.
- Clipser le télérupteur CX3 à côté du disjoncteur, toujours sur le même rail.
- Raccorder la phase : sortie du disjoncteur vers la borne de phase d’entrée du télérupteur (souvent repère 1).
- Raccorder le neutre : du bornier de neutre vers la bornes A1 de la bobine si le schéma le prévoit, et directement vers les lampes.
- Raccorder la sortie lampe : de la borne 2 du télérupteur vers le retour lampe du point lumineux.
- Câbler les poussoirs : phase issue de la sortie disjoncteur vers le commun de chaque poussoir ; le retour de chaque poussoir regroupé et renvoyé vers la borne A2 du télérupteur.
Les poussoirs sont câblés en parallèle : tous leurs contacts ramènent la même impulsion vers la bobine A2. Chaque pression sur un poussoir entraîne la commutation du contact interne.
| Élément | Connexion sur le schéma | Rôle dans le circuit |
|---|---|---|
| Disjoncteur 10/16 A | Alimentation phase télérupteur | Protection du circuit d’éclairage |
| Télérupteur CX3 | Borne 1 entrée phase / borne 2 sortie lampe | Commutation de la phase vers les lampes |
| Bobine A1‑A2 | A1 neutre / A2 retours poussoirs | Commande de la bascule interne |
| Poussoirs | Phase en entrée / retour vers A2 | Envoi d’une impulsion à chaque pression |
| Point lumineux | Phase issue borne 2 / neutre direct | Éclairage commuté par le télérupteur |
Schéma télérupteur Legrand 3 fils vs 4 fils
En rénovation, on rencontre parfois des circuits câblés en schéma 3 fils. La compréhension de la différence avec un schéma 4 fils aide à adapter le télérupteur choisi.
Logique du schéma 4 fils (configuration recommandée)
Le schéma 4 fils sépare nettement le circuit de puissance et le circuit de commande. Il utilise :
- un fil de phase vers télérupteur et poussoirs ;
- un fil de retour lampe ;
- un fil neutre direct ;
- un fil de retour poussoir vers la bobine (A2).
Cette organisation simplifie les extensions (ajout d’un poussoir, d’une lampe, modification de la protection). Le fonctionnement reste clair, y compris pour une intervention ultérieure.
Spécificités du schéma 3 fils
Dans un schéma 3 fils, un même conducteur joue parfois un double rôle, par exemple pour la phase et la commande, avec des retours regroupés. Ce type de câblage se rencontre dans des installations anciennes.
Quelques limites apparaissent :
- difficulté à ajouter des poussoirs lumineux sans modifier le câblage ;
- moindre lisibilité lors d’une recherche de panne ;
- adaptation parfois délicate avec des télérupteurs électroniques silencieux ou connectés.
Schéma télérupteur Legrand silencieux encastré
Le télérupteur silencieux encastré 10 A se loge généralement dans une boîte d’encastrement derrière un poussoir ou dans une boîte de dérivation. Le schéma reprend la même logique, mais en limitant l’encombrement.
Organisation des connexions dans une boîte
Dans cette configuration, la phase et le retour lampe transitent par le module encastré :
- la phase arrive dans la boîte, alimente le télérupteur et le poussoir ;
- le retour poussoir revient sur la borne de commande du télérupteur ;
- la sortie du télérupteur envoie la phase commutée vers le point lumineux ;
- le neutre est distribué via un domino ou un bornier vers le luminaire.
Le modèle 10 A encastré accepte des charges jusqu’à 2000 W en incandescence et 1000 VA en fluorescente. La plage de tension de commande 230‑250 V couvre les réseaux domestiques usuels.
Gestion du bruit, des LED et des voyants
Les télérupteurs silencieux électroniques présentent plusieurs avantages :
- bruit de commutation très limité ;
- compatibilité généralement plus stable avec les lampes LED ;
- meilleure tenue aux faibles puissances (jusqu’à 7 W pour certains modèles 10AX).
Pour les poussoirs avec voyant, la notice précise la consommation maximale des témoins autorisée. La somme des courants de fuite ne doit pas excéder la valeur recommandée pour garantir un déclenchement net de la bobine.
Schéma télérupteur bipolaire Legrand
Le télérupteur bipolaire 2P 16 A 250 V assure une coupure simultanée de la phase et du neutre. Son schéma s’adresse aux circuits qui exigent une isolation plus franche du luminaire.
Câblage phase + neutre sur les contacts de puissance
Le bornier se présente souvent comme suit :
- phase d’entrée sur borne 1, sortie phase commutée sur borne 2 ;
- neutre d’entrée sur borne 3, sortie neutre commutée sur borne 4 ;
- bobine de commande sur A1‑A2.
Le schéma de câblage montre les deux pôles en parallèle mécanique. Lors de l’activation, les deux circuits s’ouvrent ou se ferment ensemble, ce qui isole totalement le point lumineux lorsque le télérupteur se trouve à l’arrêt.
Domaines d’usage et contraintes de section
Ces modèles restent adaptés pour :
- locaux annexes ou dépendances extérieures ;
- éclairages spécifiques où l’on souhaite couper les deux conducteurs ;
- certains environnements où la séparation phase‑neutre rassure en maintenance.
La section de câble suit la même logique que les autres circuits d’éclairage, en respectant les prescriptions de la NF C 15‑100 : 1,5 mm² pour la plupart des circuits, coordination stricte avec la protection.
Normes, sécurité et bonnes pratiques pour un schéma télérupteur Legrand
Un schéma télérupteur ne se limite pas aux connexions. La conformité et la sécurité s’appuient sur la norme NF C 15‑100 et sur quelques règles à respecter lors du câblage.
NF C 15‑100 et disjoncteur dédié
La norme impose :
- un disjoncteur dédié pour chaque circuit d’éclairage ;
- une section de câble adaptée à la protection (1,5 mm² pour 10 ou 16 A en résidentiel selon les habitudes) ;
- un repérage clair des conducteurs et des circuits dans le tableau.
La norme NF EN 60669‑2‑2, elle, définit les exigences de performance et de sécurité pour les télérupteurs eux‑mêmes : tenue en intensité, capacité de coupure, endurance mécanique.
Erreurs courantes à éviter sur le schéma de câblage
Les erreurs de branchement d’un télérupteur Legrand reviennent souvent autour de quelques points :
- inversion entre bornes A1 et A2, surtout lorsque le neutre est distribué via une barrette de répartition ;
- section de câble inadéquate par rapport au disjoncteur utilisé ;
- oubli du disjoncteur dédié pour l’éclairage ;
- confusion entre retour lampe et retour poussoir, qui entraîne un fonctionnement erratique.
Choisir le bon télérupteur Legrand selon le schéma envisagé
Le choix du télérupteur s’effectue en fonction du schéma d’installation et du contexte de pose. Legrand structure ses gammes de manière cohérente pour que chaque situation trouve une réponse adaptée.
Dimensions, intensité et type de pose
Pour un tableau Drivia, un modèle CX3 standard offre :
- largeur 17,8 mm (1 module) ;
- hauteur 95 mm ;
- profondeur 70,2 mm, avec 44 mm environ d’encastrement dans le coffret.
Les intensités typiques atteignent 16 A ou 16AX, suffisantes pour la plupart des circuits d’éclairage résidentiels. Les modèles encastrés 10 A conviennent pour des charges plus modestes avec un gain de place.
Standard mécanique, silencieux ou connecté
En résumé, les grandes familles de télérupteurs Legrand s’alignent ainsi :
- Standards mécaniques CX3 : robustes, adaptés aux circuits simples, idéals pour un tableau principal ;
- Silencieux électroniques : confort acoustique, compatibilité souvent renforcée avec les LED, versions encastrées ou Rail DIN ;
- Silencieux temporisés : ajout d’une fonction minuterie pour les circulations ;
- Versions avec auxiliaires : intégration à des schémas de commande plus complexes ;
- Modèles connectés Netatmo : pilotage à distance, scénarios domotiques, remontée d’état.
Une vision plus large des caractéristiques et de l’environnement Drivia se trouve sur la page dédiée au télérupteur Legrand, utile pour comparer les possibilités de chaque gamme.





