Le domaine de l’électricité tertiaire est un secteur essentiel pour le bon fonctionnement des infrastructures et des équipements dans les bâtiments non résidentiels. Il englobe diverses activités telles que la mise en place d’installations électriques, la gestion du courant fort et du courant faible, ainsi que le respect des normes en vigueur, notamment la norme NF C15-100.
Qu’est-ce que l’électricité tertiaire ?
L’électricité tertiaire concerne l’ensemble des travaux électriques réalisés dans le cadre de constructions ou de rénovations de bâtiments à usage professionnel, public ou collectif. Ce secteur se distingue donc de l’électricité industrielle et de l’électricité domestique.
Il regroupe plusieurs types d’interventions, parmi lesquelles :
- La conception et l’installation de systèmes électriques adaptés aux besoins spécifiques des locaux
- La maintenance et la modernisation des installations existantes
- Le respect des normes de sécurité et de performance énergétique
- L’optimisation des consommations d’énergie
- La gestion des différents aspects liés au confort thermique, à l’éclairage ou encore à la domotique

Courant fort et courant faible
Dans le domaine de l’électricité tertiaire, on distingue généralement deux types de courants :
- Le courant fort, qui concerne l’alimentation en énergie électrique des bâtiments et la distribution de cette énergie à travers les différents équipements (éclairage, chauffage, ventilation, etc.). Les installations de courant fort requièrent une attention particulière afin d’assurer un fonctionnement sûr et optimal.
- Le courant faible, quant à lui, englobe l’ensemble des systèmes de communication, de sécurité et de contrôle présents dans les bâtiments tertiaires. Ces installations nécessitent également des compétences spécifiques pour garantir une utilisation adaptée aux besoins des occupants et une intégration harmonieuse avec les autres composantes du système électrique.
La norme NF C15-100 : un repère essentiel
La norme NF C15-100 est un élément clé dans l’électricité tertiaire, car elle définit l’ensemble des règles techniques applicables aux installations électriques basse tension. Cette norme couvre des aspects variés tels que la conception, la réalisation, la vérification ou encore la maintenance des installations et permet ainsi de garantir leur conformité aux exigences de sécurité et de performance imposées par la réglementation.
L’importance de la mise en conformité
Le respect de la norme NF C15-100 est primordial pour assurer la sécurité des biens et des personnes. Une installation non conforme peut en effet entraîner des risques d’accidents électriques, d’incendies ou de dysfonctionnements des équipements. Il est donc essentiel de faire appel à des professionnels qualifiés pour la réalisation et la vérification des installations électriques tertiaires.

Les enjeux de l’électricité tertiaire dans le contexte actuel
Aujourd’hui, l’électricité tertiaire doit faire face à plusieurs défis majeurs :
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- L’efficacité énergétique, qui implique une optimisation des consommations d’énergie et une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cela passe notamment par la mise en œuvre de solutions innovantes, telles que les systèmes de gestion de l’éclairage, la récupération de chaleur ou encore la production d’énergie renouvelable sur site.
- La digitalisation des bâtiments, avec l’intégration croissante de technologies connectées et intelligentes permettant de faciliter la gestion du confort, de la sécurité et de l’efficacité énergétique. Le développement de la domotique et des objets connectés offre ainsi de nouvelles opportunités pour améliorer l’expérience utilisateur tout en rationalisant les coûts d’exploitation.
- La flexibilité des espaces de travail, qui nécessite des solutions électriques modulables et évolutives pour s’adapter aux besoins changeants des occupants. Ceci peut concerner, par exemple, des systèmes d’électrification des postes de travail, des infrastructures pour la recharge des véhicules électriques ou encore des installations dédiées à la mobilité interne.
Décret tertiaire : la nouvelle boussole des bâtiments professionnels
Il y a des textes réglementaires qu’on peut se permettre de remettre à plus tard. Celui-là n’en fait pas partie. Pour qui gère ou exploite un bâtiment tertiaire de plus de 1 000 m², comprendre le décret tertiaire et ses obligations n’est plus une option qu’on glisse dans la pile des « à lire un jour ». Il s’agit au contraire d’une nécessité opérationnelle qui conditionne les choix d’installations électriques dès aujourd’hui. Le principe est simple dans son énoncé, redoutable dans son application : réduire la consommation énergétique de 40 % d’ici 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, par rapport à une année de référence. Avec chaque année une déclaration obligatoire sur la plateforme OPERAT de l’ADEME.
Électricité de la maison7 idées pour cacher un tableau électrique sans gêner l’accès ni la sécuritéPour un gestionnaire de patrimoine immobilier ou un responsable technique, la mise en application du décret tertiaire signifie que les décisions prises lors d’une rénovation électrique ne peuvent plus s’arrêter à la question du coût de l’installation. Elles doivent intégrer d’emblée leur impact sur les consommations futures déclarées. Un faux plafond rénové sans repenser le circuit d’éclairage représente par exemple une occasion manquée qui se paiera sur les tableaux de bord OPERAT dans 18 mois.

Quatre habitudes de chantier que le décret tertiaire a définitivement rendues obsolètes
La profession ne s’y est pas trompée. Depuis quelques années, les appels d’offres dans le secteur tertiaire intègrent systématiquement des exigences qui auraient paru accessoires il y a dix ans. Voici quelques évolutions qui illustrent ce virage :
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- Le bilan énergétique pré-travaux est devenu un réflexe : avant de toucher quoi que ce soit, on mesure, on cartographie, on identifie les postes qui plombent les compteurs. Le diagnostic précède désormais le devis.
- Les tableaux électriques embarquent de plus en plus d’éléments de communication : disjoncteurs connectés, modules de mesure intégrés… Le tableau n’est plus un simple organe de protection, il devient un capteur de données au service de la performance déclarée.
- La coordination avec les autres corps d’état s’est intensifiée : un électricien qui travaille en silo sur un chantier tertiaire, ça ne fonctionne plus vraiment. La GTB impose une collaboration étroite avec les fluides, la CVC, parfois même les équipes IT.
- Les livrables documentaires ont explosé : schémas unifilaires à jour, recollements des puissances installées, notes de calcul… La traçabilité est devenue une valeur marchande en soi, parce qu’elle nourrit les dossiers de conformité réglementaire.
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Le secteur de l’électricité tertiaire ne subit pas cette évolution réglementaire. Qu’on le veuille ou non, il en est l’un des acteurs centraux. Et pour les professionnels qui avaient déjà misé sur la qualité et la rigueur technique, c’est plutôt une bonne nouvelle.
En somme, l’électricité tertiaire est un secteur en constante évolution, qui doit répondre à des impératifs de sécurité, de performance énergétique et d’adaptabilité aux nouvelles technologies. La maîtrise des normes en vigueur, telles que la norme NF C15-100, ainsi que le recours à des professionnels compétents sont indispensables pour garantir la qualité et la pérennité des installations électriques tertiaires.





